- E. Une crise très profonde des modes de développement
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Notre époque est aussi celle d’une prise de conscience que l’avenir même de la planète est menacé si on continue comme cela. Un productivisme aveugle, obéissant prioritairement aux lois du profit, gaspille les ressources naturelles, met gravement en cause les écosystèmes et la biodiversité, et est aujourd’hui responsable d’une augmentation considérable des émissions de gaz à effet de serre. Les désastres climatiques touchent en priorité les plus pauvres de la planète. Le pillage des ressources naturelles qui s’est accéléré ces dernières décennies aiguise les conflits pour leur appropriation. Crises sociale, financière, écologique, crises du travail, de l’emploi, de l’énergie, de l’eau, de l’alimentation, de la consommation, crises démographique, urbaine, démocratique s’aggravent et se nourrissent les unes les autres. Une conviction s’affirme que ces crises appellent d’autres avancées de civilisation, qui non seulement remettent en cause les modes de production et d’échange capitalistes, la financiarisation de l’économie, la recherche effrénée du profit, mais au-delà l’ensemble des rapports de domination, d’exploitation et d’aliénation qui gouvernent le monde, les êtres humains et la nature depuis des millénaires.
Il s’agit d’inventer un mode de développement humain durable, non productiviste, susceptible de préserver la planète pour notre génération et celles qui viennent tout en maintenant et en poursuivant l’ambition d’égalité et de justice sociale. Le capitalisme n’est pas ce système d’avenir. Le temps court des profits est incompatible avec le temps long des écosystèmes. Le dépassement de la crise écologique devient un élément majeur de la transformation sociale.
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