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Texte alternatif "Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme"
Résumé du texte alternatif

"Texte alternatif "Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme""

Le gouvernement et le patronat sont en train de démanteler toutes les conquêtes sociales du passé. Ce programme répond aux impératifs d’un système qui ne peut plus exister qu’au détriment de l’immense majorité de la population.

L’explication principale de la défaite de la gauche, en 2007, réside dans la dérive droitière de la direction du PS. Aujourd’hui, face aux attaques de la droite et du patronat, les travailleurs et les jeunes ont plus que jamais besoin d’un PCF fort et combatif. Le parti doit se maintenir et se renforcer, étendre son influence. Ceci implique une évaluation critique du programme et des orientations du parti au cours de la dernière période.

Dans les erreurs qui sont à la source de son affaiblissement, il n’y a absolument rien d’irrémédiable. Nous rejetons catégoriquement les arguments de ceux qui voient dans les difficultés de la dernière période les signes d’un déclin irréversible de notre parti. L’idée d’une dissolution du parti ou de sa transformation en « autre chose » doit être fermement et définitivement écartée.

L’effondrement de l’URSS et la restauration du capitalisme en Europe de l’Est avaient donné un nouvel accès de confiance aux représentants du capitalisme. Le système avait triomphé du « communisme » – en réalité, de régimes qui n’en étaient que des caricatures bureaucratiques et totalitaires. Plus rien ne semblait pouvoir s’opposer à l’écrasante domination de l’impérialisme américain. Mais aujourd’hui, le capitalisme mondial connaît sa plus grave crise économique depuis les années 30. Les Etats-Unis et leurs alliés sont en train de perdre les guerres en Irak et en Afghanistan. L’Amérique latine est en pleine ébullition. Les événements au Venezuela et en Bolivie signifient qu’après toutes ces années pendant lesquelles les capitalistes ont décrété la mort définitive de notre cause, le socialisme est de nouveau à l’ordre du jour.

Le capitalisme français perd du terrain sur le marché mondial. Alors que la spéculation financière a rapporté des milliards à une classe de parasites, l’économie française est en récession. Le système capitaliste est devenu complètement incompatible avec les conquêtes sociales du passé.

La dernière décennie dessine une courbe ascendante de luttes et de mobilisations. Et pourtant, sur cette même période, la courbe du développement du PCF va dans le sens inverse. Il y a donc un problème. Les causes de cet affaiblissement sont essentiellement liées au programme et aux orientations politiques du parti lui-même. Dans le passé, la couche la plus militante et la plus consciente du salariat et de la jeunesse voyait dans le PCF un parti révolutionnaire. Il incarnait l’idée du renversement du capitalisme et de la réalisation du socialisme. Mais la dilution progressive de son programme et la participation de sa direction au vaste programme de privatisation du gouvernement Jospin (1997-2002) ont contribué à miner la crédibilité du PCF aux yeux de la masse des travailleurs. L’incapacité totale de ses dirigeants de prévoir et d’expliquer l’effondrement des régimes dictatoriaux prétendument « communistes » a également porté un coup très sévère à son autorité.

La crise profonde du capitalisme ouvre de grandes perspectives au PCF. Mais pour qu’elles se réalisent, il est absolument indispensable de rompre avec la politique insipide du réformisme « antilibéral » et de renouer avec les traditions militantes et révolutionnaires de notre passé – c’est-à-dire avec les idées du marxisme. Les communistes doivent bien évidemment participer à toutes les luttes qui s’engagent contre les inégalités et contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression. Mais, à la différence des réformistes, ils ne doivent pas se limiter à de simples réformes et perdre de vue leur objectif principal : le renversement du capitalisme, c’est-à-dire la nationalisation des banques et de la grande industrie, sous le contrôle démocratique des salariés eux-mêmes.

Le Parti Communiste doit redevenir un parti révolutionnaire, dans son programme, son action et son tempérament. Sur cette base, il regagnera progressivement sa position de parti des éléments les plus combatifs de la jeunesse et des travailleurs. Le capitalisme n’offre plus d’autres perspectives que la régression, le déclin, la crise permanente, la destruction des conquêtes sociales. Aucune société ne peut continuer indéfiniment sur cette pente. Le socialisme n’est donc pas une utopie, mais une nécessité. La tâche primordiale des communistes est de donner une expression concrète à cette nécessité dans le programme, la théorie et la pratique du parti.

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