AlternativeForge.net http://alternativeforge.net/ Espace de débat et de préparation du XXXVème congrès du PCF fr SPIP - www.spip.net Après les « départs » et les raisons énoncées dans L'Huma http://alternativeforge.net/spip.php?article2397 http://alternativeforge.net/spip.php?article2397 2010-06-20T07:48:56Z text/html fr BACHMAN Pierre Contributions individuelle au congrès Voici des personnalités, toutes membres de « l'appareil », qui dénoncent les pratiques de cet appareil faute de n'avoir pu le diriger ! Ils règlent leurs comptes avec... Georges Marchais... Et pour régler ces comptes il faut bien qu'ils imaginent une divergence politique. C'est très souvent comme cela que se passent les choses à l'intérieur de notre parti. Ce n'est pas nouveau. Il est alors facile d'invoquer le déclin du PCF. D'en accorder la responsabilité à la direction à laquelle ils n'ont pu accéder (...) - <a href="http://alternativeforge.net/spip.php?rubrique117" rel="directory">Contributions sur le texte "Pistes de travail pour un Parti communiste français transformé"</a> / <a href="http://alternativeforge.net/spip.php?mot25" rel="tag">Contributions individuelle au congrès</a> <div class='rss_texte'><p>Voici des personnalités, toutes membres de « l'appareil », qui dénoncent les pratiques de cet appareil faute de n'avoir pu le diriger ! Ils règlent leurs comptes avec... Georges Marchais... Et pour régler ces comptes il faut bien qu'ils imaginent une divergence politique. C'est très souvent comme cela que se passent les choses à l'intérieur de notre parti. Ce n'est pas nouveau. Il est alors facile d'invoquer le déclin du PCF. D'en accorder la responsabilité à la direction à laquelle ils n'ont pu accéder comme ils le souhaitaient. Et même si leurs critiques sont probablement, pour une large part, fondées elles ne justifient pas un départ. Un petit voyage dans nos sections, une petite analyse sur leur état réel et un effort de leur part pour l'améliorer auraient été les bienvenus.</p> <p>Sur le fond j'ai toujours été frappé par l'écart qui existait entre la qualité des réflexions de Roger Martelli ou Lucien sève et leurs propositions pratiques et concrètes qui sombraient dans une fuite opportuniste de petite gauche. Ou alors dans l'illusion spontanéiste ou anarchisante de « l'horizontalité » de Lucien sève. Eux qui se réclament d'une vision globale et mondiale, ils oublient avec la plus grande des désinvoltures que partout dans le monde, quelles que soient les stratégies de direction, sectaires ou ouvertes, le mouvement communiste est en recul. Il y a donc bien dans ce recul des éléments qui échappent aux partis eux-mêmes. Ils feraient mieux d'apporter des éléments d'analyse sur cette tendance plutôt que de raconter des sornettes sur les collectifs antilibéraux dans lesquelles, personnellement, j'ai vécu la plus grande des violences anticommunistes alors que j'ai passé mon temps à essayer, en tant que communiste, à faire respecter les décisions prises en assemblée générale nationale de ces collectifs. Et je suis bien placé pour affirmer cette violence anticommuniste puisque j'ai été l'un des responsables de celui d'Aix-en-Provence d'où est partie la fameuse pétition « tous avec Bové ». Ils sont aveugles sur la manœuvre de ce dernier avec Yves Salesse. Ils oublient une chose que leur pensée élevée aurait bien pu imaginer : la candidature de Marie George aurait été, portée par le mouvement antilibéral, un formidable moyen de tordre le cou à l'anticommunisme qui pourrit la vie politique. Ces penseurs n'ont même pas imaginé cela ! J'aimerais bien d'ailleurs que ces démissionnaires me disent ce qu'ils pensent de cet anarcho-libéral qui déclarait dans une conférence : « il faut en finir avec l'idée de progrès » et qui aujourd'hui vit de sa rente de député européen facilement acquise dans le giron du libéralisme vert.</p> <p>J'aimerais enfin que notre direction nationale arrête d'être molle vis-à-vis de telles tendances et qu'elle mène la controverse sur la réalité des faits, sur le fond des questions posées. Soyons clairs : il ne s'agit pas de condamner mais il s'agit de se doter beaucoup mieux qu'aujourd'hui de cette culture du débat nécessaire pour briser les consensus catastrophiques de la pensée unique ou de la mode.</p> <p>Pierre Bachman, le 10 juin 2010.</p></div> Une contribution de plus dans un congrès pour rien http://alternativeforge.net/spip.php?article2389 http://alternativeforge.net/spip.php?article2389 2010-06-19T10:44:22Z text/html fr LECACHEUR Aurélien Seine-Maritime Je ne m'exprime jamais pour parler du Parti en dehors des instances « officielles » de ma section ou de ma fédération. C'est un principe auquel je me suis tenu jusqu'à maintenant. Mais trop c'est trop, et prendre position publiquement (même si le nombre restreint de visiteurs sur alternativeforge témoigne du peu d'intérêt du congrès, c'est quand même public…) aujourd'hui au sujet de ce congrès revêt donc un caractère nouveau en ce qui me concerne. Si la situation mortifère dans laquelle la Direction du Parti (...) - <a href="http://alternativeforge.net/spip.php?rubrique118" rel="directory">Contributions sur la question des candidatures</a> / <a href="http://alternativeforge.net/spip.php?mot178" rel="tag">Seine-Maritime</a> <div class='rss_chapo'><p>Je ne m'exprime jamais pour parler du Parti en dehors des instances « officielles » de ma section ou de ma fédération. C'est un principe auquel je me suis tenu jusqu'à maintenant. Mais trop c'est trop, et prendre position publiquement (même si le nombre restreint de visiteurs sur alternativeforge témoigne du peu d'intérêt du congrès, c'est quand même public…) aujourd'hui au sujet de ce congrès revêt donc un caractère nouveau en ce qui me concerne. Si la situation mortifère dans laquelle la Direction du Parti nous entraîne au forceps, il se pourrait bien que malheureusement ce ne soit pas la dernière.</p></div> <div class='rss_texte'><h3 class="spip"><strong>Vous avez-dit congrès ?</strong></h3> <p>Je ne suis pas légaliste pour deux sous, mais là il faut admettre que ça va un peu fort. Un congrès dans un Parti, c'est comme une assemblée générale dans une association, cela revêt un caractère solennel. Cela se prépare et se travaille avec les adhérents. C'est long, parfois compliqué, mais cela débouche sur une position partagée et discutée par une majorité dans le groupe.</p> <p>Ce congrès dit « d'étape » a tout de même valeur de congrès « tout court » (ce sera le 35ème du nom) bien que sa préparation soit organisée en dehors de tout cadre statutaire. J'ai découvert qu'au Parti Communiste Français on peut décider de rédiger non pas une base de discussion (imposé par les statuts) mais deux plates-formes écrites sur un coin de table (je n'ose pas dire après trois ou quatre apéros…) et faire entériner cela par le Conseil National. Enfin, par moins d'un tiers de ses membres, les autres ayant sans doute préféré rester chez eux (et entre nous vu le niveau des débats, peut-on réellement le leur reprocher ?).</p> <p>Souvent « on » rigole devant l'épaisseur du document de « base commune », devant les termes employés, le contenu parfois trop ardu, destiné aux « initiés ». Là aussi les copains ont rigolé… du moins ceux qui étaient au courant de l'existence d'un congrès, et des deux « plates-formes ». Ils ont rigolé devant la maigreur des textes. Ils ont froncé les sourcils quand ils ont compris que contrairement à l'habitude, il ne leur serait pas possible d'amender les textes proposés. De toute façon, les textes sont tellement creux que le premier amendement à voter aurait été de supprimer de la première à la dernière ligne et de réécrire le texte… Ce que nombre de sections à travers la France ont fait : ils ont reproché l'inconséquence des textes, leur décalage avec la réalité : peut-être tout simplement le signe visible que la Direction Nationale du PCF est coupée de ses adhérents.</p> <h3 class="spip"><strong>Heureux qui communiste comme un grand ciel, et vive la vie !</strong></h3> <p>En 2005, j'adhère au Parti Communiste Français, attiré par les positions défendues par Marie-George Buffet, par les tracts distribués par des militants et par les affiches qui avaient le mérite de la clarté. « l'Europe des Sarkozy, Sellière, Chirac, pour nous c'est NON ». Aurai-je été attiré par un tract représentant une gamine dans une boucherie et un slogan d'une nullité rarement atteinte : « 42 ans de cotisations : mieux vaut commencer tôt ». Où sont les propositions ? Qu'y a-t-il de communiste à accentuer le fatalisme et dire aux gens que de toute façon ils vont en chier ? Ils le savent figurez-vous, et c'est même pour ça qu'ils sont résignés !</p> <p>La dérive de la communication du Parti a commencé en 2008 avec le « cahier de vacances n°1 » qui arborait comme slogan « heureux qui communiste a fait un beau voyage ». Quand je disais que l'auteur des plateformes du congrès avait écrit ses textes après quelques apéros, celui qui a pondu « heureux qui communiste » devait-être à son dix-huitième irish coffee de la soirée en pleine Fête de l'Huma.</p> <p>Je passe sur les affiches incollables du style « vive la vie » et autres slogans insipides qui ont suivis, dans mon souvenir je crois qu'il y avait « nos solidarité sont plus fortes que »… que quoi d'ailleurs ? Je ne m'en souviens plus. Quel bonheur d'aller de temps en temps à la fédération et de revoir cette affiche de Pasqua et Chirac avec un couteau de boucher avec un slogan clair : « charcutage électoral, charcutage des libertés ».</p> <p>« Communiste comme un grand ciel » ? vous dîtes. Quand on pense que l'illuminé chargé de la communication pensait pouvoir en faire un slogan populaire à la fête de l'Huma 2010. Heureusement qu'il s'est ressaisi à la dernière minute avec le slogan de circonstance : « Non à la grippe cApitaliste ». Les passants qui remarquaient l'inscription « comme un grand ciel » sur le fronton du stand du CN doivent encore se demander ce qu' « on » a bien voulu dire (et quand je dis « on » les guillemets ne sont pas de trop, je ne me sens pas inclus dedans !!!).</p> <p>La question posée est « que voulons-nous faire ? ». S'adresser au peuple, l'inviter à partager nos idées, l'inviter à s'impliquer dans le processus de changement de société nécessaire au dépassement du capitalisme que nous appelons de nos vœux ? Ou s'adresser à un électorat socialo-bobo-gauchisant en manque de sensation électorale ?</p> <h3 class="spip"><strong>Front de gauche « tout court »</strong></h3> <p>Cette question trouve son prolongement dans la question de ce qui doit-être ce qui est devenu par la force des choses le « Front de gauche tout court », duquel il n'a jamais été question. Cette stratégie imposée l'a été par la force. Et là où ça risquait de ne pas aller, Marie-George Buffet est venue prêcher la bonne parole. C'est ce qui s'est passé en Haute-Normandie. Pour qu'il y ait plusieurs options (sur le bulletin de vote interne aux communistes) différente de celle du « Front de gauche tout court » (rebaptisé pour l'occasion « gauche combative »), il a fallu qu'un camarade intervienne en demandant si ça servait à quelque chose de faire voter les camarades sur un seul choix. Devant cette situation ridicule, le bulletin de vote a été effectivement dûment modifié.</p> <p>La stratégie adoptée majoritairement par les communistes est celle de « des fronts, des alliances adaptés aux contenus portés et aux échéances affrontées ; et la recherche du rassemblement de la gauche le plus large possible ». Cela s'est traduit par un très large rassemblement contre la privatisation de La Poste, un rassemblement « pour changer d'Europe » en juin 2009 et un « front de gauche tout court » aux élections régionales. Un « Front de gauche tout court », sans but clair, sans visée, qui a permis l'élection sur « notre quota » de nouveaux élus régionaux qui par ailleurs ne manquent pas une occasion de s'opposer à nous (EPR, une élue gauche unitaire est également dans l'opposition d'une mairie communiste,…).</p> <p>C'est aussi ça, la réalité du « succès » du « Front de gauche tout court ».</p> <h3 class="spip"><strong>Coup de force</strong></h3> <p>Et c'est sur cette base que s'organise en catimini et dans le dos des communistes le 35ème congrès dit « d'étape » du Parti Communiste Français. Un congrès non pas pour évaluer, faire le bilan et décider. <strong>Non, un congrès pour entériner</strong>. Entériner des décisions déjà prises.</p> <p>Des décisions déjà prises en ce qui concerne l'objectif principal qui est la passation de témoin entre Pierre Laurent et Marie-George Buffet.</p> <p>Des décisions déjà prises en ce qui concerne la fusion du PCF dans le « Front de gauche tout court » alors que le Parti, une semaine avant le congrès, entérine le fait que l'on puisse être adhérent, (pardon partisan !), du « Front de gauche tout court » sans être membre d'un des trois partis (défense de rire ! oui la Gauche unitaire et le Parti de Gauche sont des partis dans la tête des dirigeants nationaux du PCF ! Dans ma campagne profonde, loin de Paris, tout ces groupuscules n'existent pas…).</p> <p>Partisan, nom masculin : personne attachée à un Parti.</p> <p>La boucle est bouclée. Face au défi démocratique qui est devant nous, face à un capitalisme en crise profonde, la direction nationale du PCF fait joujou pendant qu'il faudrait se revendiquer fièrement comme communiste face au capitalisme. Des camarades disent qu'ils militent de façon décomplexée grâce au « Front de gauche tout court ». Je pense qu'ils sont avant tout complexés d'être communistes et qu'ils se trompent d'objectif.</p> <p>La direction du PCF, en agissant comme elle le fait, s'est déconnectée de ses militants, s'est déconnecté du peuple.</p> <p>Plutôt que de se perdre dans des stratégies illisibles pour le peuple et de se rassembler de façon virtuelle avec des gens qui n'existent pas dans la société, il est temps de se poser la question du rassemblement majoritaire, du projet démocratique à faire partager à notre peuple pour poser la question du changement de société, de la société communiste que nous voulons.</p> <p>J'ai bien peur malgré tout que cette « contribution de plus » finisse au fond de la corbeille avec les autres contributions de ce « congrès pour rien ».</p> <p><strong>Aurélien LECACHEUR, Montivilliers (76)</strong></p></div> Désigner son candidat le plus vite possible, pour mener campagne et faire un score élevé http://alternativeforge.net/spip.php?article2392 http://alternativeforge.net/spip.php?article2392 2010-06-19T10:42:36Z text/html fr Gaini David Militant au PCF, âgé de vingt-deux ans, j'ai repris espoir en la politique grâce au Front de gauche. Militant au PCF et fidèle lecteur de l'Humanité, je suis avec espoir la progression de Front de gauche. La création de cet attelage il y a un an a été une vraie source d'espérance pour le jeune militant communiste que je suis. En effet, après plusieurs débâcles électorales, le Parti ne me semblait pas aller dans la bonne direction. Le pire était que le Parti était sans réaction face à la situation dans (...) - <a href="http://alternativeforge.net/spip.php?rubrique118" rel="directory">Contributions sur la question des candidatures</a> <div class='rss_chapo'><p>Militant au PCF, âgé de vingt-deux ans, j'ai repris espoir en la politique grâce au Front de gauche.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Militant au PCF et fidèle lecteur de <i>l'Humanité</i>, je suis avec espoir la progression de Front de gauche. La création de cet attelage il y a un an a été une vraie source d'espérance pour le jeune militant communiste que je suis. En effet, après plusieurs débâcles électorales, le Parti ne me semblait pas aller dans la bonne direction. Le pire était que le Parti était sans réaction face à la situation dans laquelle il se trouvait et, plus largement, dans laquelle se trouvent la France et l'Europe, à l'heure du libéralisme dominant, des gouvernements de droite quasiment partout dans l'UE, et de la crise qui frappe nos concitoyens. Le Parti communiste français a su montrer qu'il était capable d'être à l'initiative d'un projet politique révolutionnaire, au moins sur le plan stratégique, en allant au-delà d'une simple alliance. Même si le Parti est toujours en déclin, cette stratégie du Front de gauche lui a permis de résister aux Européennes et aux Régionales. Même si le nombre d'élus est en baisse, le PCF a pu faire entendre sa voix, et ne pas se contenter d'être un supplétif du PS. Le message envers la société française est important et semble être de plus en plus reçu. Je connais les inquiétudes de certains camarades, quant à une gauchisation du Parti communiste. Soyons lucides. Ce n'est pas le PCF qui se radicalise. C'est le PS qui se tourne vers le centre. Nous n'allons pas accompagner les socialistes dans leurs folies libérales, au seul prétexte de garder quelques élus, où de ne pas paraître trop extrémistes. Le Parti communiste n'est pas là pour faire de la représentation, et la politique n'est pas un sport, on ne compte pas les points en fonction du nombre d'élus, mais en fonction de leur apport et de leur mandat. Il faut avoir le courage d'alliances audacieuses - comme le Front de gauche - quitte à perdre les strapontins offerts par le PS lors des régionales 2004. Cependant, les élus, notamment les élus de proximité, sont indispensables. Par leur action. Car ils ont de l'influence et les moyens de faire avancer des dossiers, d'aider des concitoyens en difficulté. Ils sont les représentants de la République et c'est bien que des communistes occupent ces postes. Mais il faut qu'ils aient une action marquée à gauche, une pratique originale de leur mandat politique. C'est pourquoi le Front de gauche est source d'espoir : contrairement au NPA, nous souhaitons participer aux exécutifs. Mais, contrairement aux supplétifs du PRG (par exemple), nous avons nos conditions, et notre participation à un exécutif se fait sur la base d'un projet politique. Je souhaite donc que l'alliance du Front de gauche soit permanente. Qu'on n'attende pas chaque élection pour la renouveler. Il ne faut certes pas signer un accord sans projet préalable. Mais soyons honnêtes : vu le poids de notre Parti dans le Front de gauche, nous pouvons largement appliquer notre programme politique par le Front de gauche. Puis, peu de choses nous différencient réellement du Parti de gauche ou de la Gauche unitaire. Nous ne prenons pas de gros risques. Pour ne pas paraître, aux yeux du peuple français, comme des opportunistes électoralistes, qui faisons parler de nous uniquement lors des élections, et qui se désintéressent du peuple entre les échéances électorales, le Front de gauche doit être une alliance permanente. Pas seulement un cartel électoral occasionnel. Oui, au "paquet" Front de gauche pour les quatre prochaines échéances électorales : cantonales, sénatoriales, législatives et présidentielle. Il faut avoir de l'audace et du courage en politique. Car nous sommes là pour nos idées, pas pour trouver un emploi d'élu ici ou là. Des candidats Front de gauche partout, dans chaque canton, dans chaque circonscription, c'est l'assurance d'être représenté et représentatif aux yeux du peuple de France. Et, par des alliances, de réaliser des scores importants dès le premier tour. Quant à 2012 : soyons clairs. Une élection présidentielle, comme son nom l'indique, consiste à désigner le Président de la République française. Les gens - nous y compris donc - votent pour un(e) candidat(e). Pour une femme ou pour un homme qui porte un projet politique pour la France. Bien sûr, nous sommes contre la présidentialisation, le présidentialisme à outrance. Je serais partisan pour ma part d'un système parlementaire à la proportionnelle. Mais nous sommes aussi anti capitalistes, or, nous faisons nos courses dans des magasins privés, nous travaillons pour certains d'entre nous en faveur d'entreprises privées. Les fonctionnaires travaillent actuellement pour un Etat dirigé par la droite, alors que nous sommes de gauche. Nous sommes écologistes mais avons une voiture et ne mangeons presque jamais bio. Ce n'est pas notre faute. Le système est comme ça. Nous devons vivre avec. Ce qui nous motive, en politique, c'est justement d'arriver au pouvoir pour le changer. Quand le Front de gauche sera au pouvoir, alors nous pourrons nationaliser les entreprises, rendre tout son sens au service public, et mener une politique respectueuse de l'environnement. Après tout, le seul fait de participer à l'élection présidentielle au suffrage universel confirme que nous acceptons d'utiliser le système actuel pour le changer. Donc, soyons honnêtes avec nous-mêmes et avec nos partenaires. Il faut un candidat charismatique, à fort caractère et avec une personnalité audible et identifiable par les électeurs. Il faut quelqu'un qui a la carrure d'un homme d'Etat. Une femme ou un homme qui ferait un bon Président de la République. Pour l'instant, parmi les dirigeants des partis membres du Front de gauche, je ne vois que Jean-Luc Mélenchon pour incarner notre candidature à la présidentielle de 2012. Il est celui qui nous fera faire le plus gros score, le meilleur orateur pour représenter notre programme politique, le plus médiatique pour nous rendre audible, et le plus compétent pour diriger le pays en cas de victoire. Car, oui, si nous nous présentons à cette élection, ce n'est pas uniquement pour faire du témoignage, mais bel et bien pour jouer la gagne. Notre peuple souffre, cessons nos querelles politiciennes, désignons rapidement notre chef de file, et partons en campagne. Le travail sera long, nous partons de loin. Si nous voulons avoir un espoir de gagner, il faut commencer dès aujourd'hui le travail militant. Le peuple a besoin de nous. Nous avons un personnage brillant qui se propose de porter nos couleurs et de représenter nos électeurs. Ne soyons pas égoïstes ou tacticiens. Nous savons que même s'il est au PG, le PCF aura participé à l'élaboration du programme, avec un poids énorme, du fait du nombre de militants. Ne nous privons pas des talents qui se proposent à nous. Plus notre score sera élevé, plus nous pourrons faire appliquer nos propositions. Et plus nos candidats aux législatives auront de chance d'aller au second tour. Il doit y avoir débat et un choix démocratique des adhérents des partis composant le Front de gauche. Mais n'excluons pas d'emblée des pistes, surtout lorsque celles-ci font partie des plus intéressantes qui s'offrent à nous.</p></div> Mon ABC du 35ème congrès http://alternativeforge.net/spip.php?article2391 http://alternativeforge.net/spip.php?article2391 2010-06-19T10:40:28Z text/html fr Hélène Bidard Contributions individuelle au congrès Une - Listes de contributions, comptes rendus, ressources Paris Mon ABC du 35ème congrès Hélène Bidard Paris, le 12 juin 2010 E comme Élu-e Les élu-e-s communistes sont en première ligne pour concrétiser les propositions du Parti communiste. Ils sont également un potentiel de proximité avec les populations, les salarié-e-s, d'expériences et d'informations considérables. Les actions qu'ils mènent ne sont pas toujours relayées par le Parti et la réflexion et les luttes menées par le Parti ne sont pas toujours exploitées dans les actions menées par les élu-e-s. Les (...) - <a href="http://alternativeforge.net/spip.php?rubrique116" rel="directory">Contributions sur le texte "Pistes de travail sur l'évaluation de nos choix de congrès et la poursuite de leur mise en oeuvre"</a> / <a href="http://alternativeforge.net/spip.php?mot25" rel="tag">Contributions individuelle au congrès</a>, <a href="http://alternativeforge.net/spip.php?mot32" rel="tag">Une - Listes de contributions, comptes rendus, ressources</a>, <a href="http://alternativeforge.net/spip.php?mot177" rel="tag">Paris</a> <div class='rss_texte'><b><div style="text-align:center;">Mon ABC du 35ème congrès</div></b> <br> <div style="text-align:right;">Hélène Bidard<br> Paris, le 12 juin 2010</div> <p><strong>E comme Élu-e</strong></p> <p>Les élu-e-s communistes sont en première ligne pour concrétiser les propositions du Parti communiste. Ils sont également un potentiel de proximité avec les populations, les salarié-e-s, d'expériences et d'informations considérables. Les actions qu'ils mènent ne sont pas toujours relayées par le Parti et la réflexion et les luttes menées par le Parti ne sont pas toujours exploitées dans les actions menées par les élu-e-s. Les combats et choix politiques des élu-e-s sont souvent faits sans concertation suffisante. Il en résulte une perte d'efficacité ressentie comme un gâchis de travail de part et d'autre, préjudiciable à tous. Il en résulte parfois des crispations entre camarades, élu-e-s et adhérent-e-s qui reposent souvent sur des choix pas assez débattus.</p> <p>Très schématiquement, les textes de la troisième internationale ont longtemps guidé le rapport élu-e-s/partis. L'élection de non membres du P.C.F. sur des listes P.C.F. est presque une constante dans notre histoire. Il y en a dès 1945 et même dès les années 1920 avec le « bloc ouvrier et paysan ». Si le Parti a toujours présenté sur ses listes des progressistes à côté d'adhérents du P.C.F., le principe n'en demeurait pas moins celui d'une subordination des élus-e-s au Parti, seul lieu de vie de démocratie interne. En 1994, issue d'une lente évolution, au congrès de Martigues, est entérinée une position que l'on pourrait résumer par « l'autonomie de l'élu-e au regard de son parti de par le suffrage universel » et vice versa l'autonomie du P.C.F. Ce qui n'en rend pas moins nécessaire une multitude de rapports d'échanges, de recherches communes, d'actions partagées. Les congrès suivant n'ont pas amené de changements majeurs à cette position politique.</p> <p>Aujourd'hui quelque soit la diversité des situations, tous s'accordent sur la volonté de populariser le travail des élu-e-s communistes. Il s'agit de favoriser une augmentation de l'impact des actions menées tout en améliorant la visibilité du P.C.F. L'élu-e communiste, confronté à l'institution, à la gestion, peut, dans les débats du Parti, trouver des ressources indispensables à son action. Si chacun s'accorde sur le lien nécessaire à organiser entre élu-e-s et P.C.F , si chacun relève dans les réunions sur les transformations nécessaires à mener au Parti communiste qu'il faut assurer la communication et l'échange et non pas la mise sous tutelle des uns par les autres, en revanche les réponses amenées sont diverses.</p> <p><img src="http://alternativeforge.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> S'agit-il pour les sections de se saisir des dossiers de gestion au même titre que les élu-e-s ? Est-ce le rôle des sections ? Quelles conséquences dans le rôle des élu-e-s ? Les sections qui expérimentent ce système relèvent que cela à l'avantage de former des camarades à la responsabilité d'élu-e en les faisant participer à ce travail collectif. <br /><img src="http://alternativeforge.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> S'agit-il pour les élu-e-s de « se servir » des moyens d'un mandat comme tribune pour les positions politiques de notre Parti ? Évidemment ce positionnement comme d'autres évolue selon que élu-e-s sont dans une majorité ou dans une opposition. <br /><img src="http://alternativeforge.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> S'agit-il de créer un lien organique entre les élu-e-s, les sections et la fédération ? Le Parti, seul lieu où les communistes construisent dans un cadre organisant le débat, discutent et adoptent des positions, doit avoir une prééminence sur les élus du Parti. De quel type de structure parle t-on alors ? Quel rôle doit jouer l'Association nationale des élus communistes ? Est ce que les structures actuelles sont efficientes – faut il en changer ? faut il les faire évoluer ? <br /><img src="http://alternativeforge.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> S'agit-il d'un manque de communication, s'agit il de créer de nouveaux outils de communications internes ? De créer de nouvelles responsabilités internes pour aider à une communication ? Peut on réduire se débat qui touche à notre identité profonde à un manque de communication ?</p> <p>Pour l'instant, je constate que les élu-e-s paraissent sur-représenté-e-s dans des instances et parallèlement sous-utilisé-e-s pour leurs connaissances. Parallèlement, le Parti a énormément lâché sur la réflexion sur le statut de l'élu, surtout des élus salariés. De nombreuses questions sont posées par les camarades car un flou certain existe aujourd'hui dans ce lien entre les élus et le P.C.F. Un large débat doit être conduit dans les sections, il s'agit d'un débat qui touche à l'identité même de notre Parti. Les élu-e-s communistes ne sont pas des élu-e-s comme les autres, leur charge ne peut se comprendre que dans l'ambition politique révolutionnaire du Parti communiste. La manière dont nous nous organisons collectivement est dès lors primordiale.</p> <p><strong>F comme Front : </strong></p> <p>La dynamique créée lors des dernières élections n'aura pas permis que le peuple se saisisse massivement du Front de gauche. Mais ce rassemblement est précieux, il doit à présent devenir le bien de celles et ceux qui sont démunis face à ce pouvoir. Le P.C.F doit se transformer, mieux utiliser ses propres ressources, être au carrefour des luttes et des réflexions dans notre société et devenir l'outil du plus grand nombre, pour se hisser à la hauteur de l'enjeu : l'état de santé du front de gauche dépend avant tout de l'état de santé de notre Parti. Attention par ailleurs aux idées reçues : notre Parti ne peut se résumer à un pourcentage électoral comme je l'entends parfois ; le Front de gauche est une démarche qui ne demande qu'à se déployer, pas une marque brevetée, pas un cercle fini ; nous avons fait le choix des fronts qui cherchent la majorité à chaque bataille sur un contenu de transformation sociale. L'attente populaire est immense, la classe dominante très offensive. Le Parti doit devenir un grand parti de masse et créer un rassemblement populaire majoritaire. Nous ne sommes pas là pour apporter une réponse aux abstentionnistes mais pour que les abstentionnistes se saisissent du Parti communiste.</p> <p><strong>I comme Institutions :</strong></p> <p>Un objectif fonde l'action du P.C.F : prendre le pouvoir pour le rendre à ceux qui ne l'ont jamais exercé. Mais le P.C.F est lui-même traversé par des logiques de personnalisation, de recherche de l'homme providentiel, des logiques de délégation ancrées dans la société, par la Ve République, renforcées par le pouvoir médiatique et les dérives autoritaires. Il y a là une réelle tension entre notre objectif politique et notre action. Mais n'oublions pas un fait : ce n'est pas Sarkozy qui a créé le système présidentialiste qui lui permet aujourd'hui de nier l'équilibre des pouvoirs. C'est le système présidentialiste qui a fait Sarkozy. C'est la constitution de la Ve République et le quinquennat qui ont créé cette dérive. C'est eux qu'il faut remettre en cause profondément, eux qui accompagnent le libéralisme et le capitalisme financiarisés, eux qu'il faut renverser. Notre combat comporte par ailleurs une dimension profondément libertaire qui, par sa nature même, entre en contradiction avec notre action lorsque nous sommes confrontés à la gestion du pouvoir. Ces deux remarques m'amènent à penser que l'ensemble des adhérents doit sans cesse interroger notre rapport au pouvoir et aux institutions si nous ne voulons pas dévier de nos objectifs, contrarier les différentes dimensions de notre combat.</p> <p><strong>O comme Organisation :</strong></p> <p>Le PCF s'est affaiblit quantitativement et donc qualitativement, c'est un juste constat. C'est peut-être le fait d'avoir adhéré à un PCF à 5% mais pour moi ce constat n'est pas paralysant. J'ai la conviction que notre Parti, dont l'ambition est plus que jamais fondée par la crise actuelle, peut devenir un grand parti qui contribue à de nouvelles avancées de civilisation. Mais comme dirait un camarade de ma section : « Paris ne s'est pas fait en un jour ». Je comprends néanmoins notre impatience parce qu'il y a urgence. Nous butons sur nombre d'obstacles dans la société mais aussi dans notre Parti. Je veux vous faire part de deux d'entre-eux qui m'insupporte profondément : l'idée que la souveraineté individuelle pourrait à elle seule remplacer le centralisme démocratique ; et je constate aussi, que cela va de pair avec une logique de coterie [<a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Une coterie est une association entre certains groupes d'individus unis par (...)' id='nh1'>1</a>] au niveau national, dénoncée par nombre de camarades et qui est aussi présente localement même si nous avons plus de mal à l'analyser. Sur ces sujets et au delà, il est temps d'avoir une véritable réflexion partagée sur notre fonctionnement. Ce congrès ne modifiera pas les statuts mais le prochain le fera et je souhaiterais que cela fasse réellement l'objet d'un débat chez tous les communistes. Mettons toutes les questions sur la table et étudions toutes les options pour sortir des fantasmes et des oui-dires. Ne faisons pas du droit une affaire d'initiés alors qu'il est profondément politique : les statuts doivent être débattus par tous les communistes.</p> <p><strong>P comme Présidentielle :</strong></p> <p>La présidentielle est pour nous le symbole même de la dérive institutionnelle : il n'y pas d'élection plus anti-communiste et plus anti-unitaire ! A gauche, nombreux sont ceux qui la dénoncent, mais c'est pour mieux s'y intégrer pleinement. Regardons comment, deux ans avant les élections, des noms d'hommes idéalo-typés - et c'est caractéristique - émanent de cette recherche de l'homme providentiel. Des hommes qui parlent de VIe République mais rêvent d'être président et n'ambitionnent en rien de faire de la politique autrement, de passer de la parole aux actes. Un peu de provocation : sommes-nous vraiment différents ? Ne tombons-nous pas, nous aussi, dans ce piège en construisant chacune de nos campagnes autour d'une seule personne ? Les communistes, parce qu'eux ont chevillé au corps le projet de VIe République, doivent mener une campagne qui, dans sa forme même, porte le dépassement de la Ve République. Changeons notre façon de faire : ni la politique de la chaise vide, ni l'insertion fusionnelle, pour que le peuple puisse s'en saisir. Présentons-nous de manière offensive et profondément originale, en faisant dominer l'enjeu législatif sur l'enjeu exécutif par la désignation concomitante de l'ensemble de nos candidates et candidats pour les échéances de 2012 et menons une campagne collective qui retourne notre République. La réconciliation du peuple avec la pratique politique demande de l'audace.</p> <p>Enfin, il faut développer l'unité et la fraternité dans notre Parti. Un parti de masse, révolutionnaire, pour permettre au peuple de prendre enfin le pouvoir, a de l'avenir. L'individualisme de la société nous traverse, alors portons au contraire la solidarité. Être camarade a un sens. Là aussi, commençons par nous appliquer à nous-mêmes ce que nous voulons pour la société.</p></div> <hr /> <div class='rss_notes'><p>[<a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'>1</a>] Une coterie est une association entre certains groupes d'individus unis par un intérêt commun qui favorisent ceux qui font partie de leur compagnie et cabalent contre ceux qui n'en sont pas.</p></div> Après la conférence du PCF de Paris : remarques sur les procédures démocratiques http://alternativeforge.net/spip.php?article2388 http://alternativeforge.net/spip.php?article2388 2010-06-17T14:14:00Z text/html fr Jérôme Métellus Paris La conférence fédérale du PCF de Paris s'est tenue les samedi 12 et dimanche 13 juin. Comme toujours, dans des réunions du parti, le débat était riche d'enseignements. Mais nous voulons ici évoquer la question spécifique de la démocratie interne, dans le parti, en prenant comme exemple la méthode qui a été adoptée au moment de discuter et d'amender la résolution présentée par la direction fédérale, en fin de conférence. La question des procédures démocratiques – lors de congrès comme en d'autres occasions – (...) - <a href="http://alternativeforge.net/spip.php?rubrique117" rel="directory">Contributions sur le texte "Pistes de travail pour un Parti communiste français transformé"</a> / <a href="http://alternativeforge.net/spip.php?mot177" rel="tag">Paris</a> <div class='rss_texte'><p>La conférence fédérale du PCF de Paris s'est tenue les samedi 12 et dimanche 13 juin. Comme toujours, dans des réunions du parti, le débat était riche d'enseignements. Mais nous voulons ici évoquer la question spécifique de la démocratie interne, dans le parti, en prenant comme exemple la méthode qui a été adoptée au moment de discuter et d'amender la résolution présentée par la direction fédérale, en fin de conférence.</p> <p>La question des procédures démocratiques – lors de congrès comme en d'autres occasions – n'est pas du tout secondaire. Elle conditionne le contrôle effectif des militants sur leur parti, ses décisions, son activité et ses prises de positions publiques. A cet égard, la façon dont a été organisée la discussion sur la résolution de la conférence fédérale n'était pas du tout satisfaisante.</p> <p>Les choses étaient d'ailleurs assez mal engagées, sur le plan démocratique. En effet, le 9 juin, trois jours avant la conférence fédérale, des dirigeants des partis du Front de Gauche annonçaient un certain nombre de décisions concrètes et importantes concernant « l'avenir du Front ». Ces décisions, immédiatement relayées dans la presse, ont pris de court les militants du parti. Presque toutes les conférences de section du parti s'étaient déjà tenues, de même qu'un bon nombre de conférences fédérales. Lors de la conférence de Paris, plusieurs camarades ont sévèrement critiqué cette méthode, qui, selon les mots d'une militante, « donne l'impression qu'on ne sert à rien ». Des dirigeants fédéraux ont répondu que le débat sur les annonces du 9 juin « doit se poursuivre ». Mais on aurait préféré que le débat précède les annonces, et que celles-ci tiennent compte de l'avis des militants !</p> <p>Le dimanche matin, une résolution de quatre pages a été distribuée aux délégués de la conférence fédérale. Selon le secrétaire fédéral, Patrice Bessac, cette résolution était censée refléter la « position majoritaire » qui se serait dégagée des discussions de la veille. Or, aucune « position majoritaire » n'a pu se dégager formellement, le samedi, puisque d'une part aucun vote n'a eu lieu – et que d'autre part de nombreux camarades n'ont pas pris la parole, parmi les 150 délégués présents. En réalité, la résolution reflétait la position de la direction fédérale, ou du moins de sa majorité. En soi, ce fait ne pose pas de problème. La direction fédérale avait parfaitement le droit – et même le devoir – de soumettre ses idées à la discussion et aux amendements des délégués. Mais ce qui, par contre, relève d'une maladresse, sinon d'une manœuvre, c'est de présenter ce texte comme la position majoritaire de la conférence. D'ailleurs, la possibilité de présenter des amendements – jusqu'à 12h30, deux heures après la distribution du texte ! – était une reconnaissance implicite du fait que cette résolution exprimait les idées de la direction fédérale. Car à quoi bon demander à la conférence d'amender sa propre « position majoritaire » ?</p> <p>De nombreux amendements – plusieurs dizaines – sont parvenus à la tribune, malgré le délai très court et un débat qui se poursuivait, pendant ce temps, sur la politique municipale du parti (une camarade s'en est plaint : « on ne peut pas à la fois écouter le débat, lire la résolution et rédiger des amendements ! »).</p> <p>Vers 13h, la « discussion sur les amendements » à la résolution a tout de même commencé. Nous mettons « discussion sur les amendements » entre guillemets, car il s'agissait en réalité d'autre chose. Dans un congrès digne de ce nom, les congressistes votent sur les amendements qui sont présentés. Quant à la direction, elle recommande aux congressistes de voter pour ou contre les amendements, en expliquant éventuellement pourquoi, de façon concise. Telle est la procédure démocratique. Or, dans le cas de notre congrès fédéral, nous étions appelés à voter, non sur les amendements, mais sur « l'avis de la commission ». Et « l'avis de la commission » consistait en une proposition de texte qui intégrait – ou non – les amendements qui avaient été présentés, et qui parfois amendait les amendements eux-mêmes ! Les camarades votaient là-dessus dans une certaine pagaille inévitable. Cette procédure, qui a trop souvent cours, dans le parti, donne à « la commission » la possibilité d'écarter ou de dénaturer arbitrairement des amendements, puisqu'ils ne sont pas directement soumis au vote.</p> <p>Par exemple, plusieurs amendements avaient été déposés qui remettaient en cause l'annonce du 9 juin sur la création d'une association des « partisans du Front de Gauche » (voir ici). Lors du rapide débat qui s'est engagé, sur cette question, une majorité d'intervenants a appuyé l'un de ces amendements. Mais lorsque Patrice Bessac a repris la parole, l'amendement a disparu de la formulation qu'il a soumise au vote. Certes, les congressistes qui tenaient à cet amendement pouvaient toujours voter contre la formulation proposée par Bessac. Cependant, même si le « contre » l'avait emporté, l'amendement n'aurait pas encore été adopté. Car suivant cette procédure, Bessac aurait pu proposer une nouvelle formulation, ou proposer de laisser le texte en l'état, ou proposer d'amender l'amendement – et ainsi de suite. Comme le dit l'expression : « pile je gagne, face tu perds ! »</p> <p>Précisons que l'« avis de la commission », en l'occurrence, c'était l'opinion de Patrice Bessac, qui siégeait à la tribune et dirigeait la séance. En effet, aucune « commission » n'avait eu le temps de discuter sérieusement les amendements déposés deux heures plus tôt. Seul Patrice Bessac avait pu se faire une opinion de ce qu'en pensait « la commission » (c'est-à-dire Patrice Bessac). Et bien que « la commission » ait été renommée « le bureau », en cours de route, il s'agissait toujours de Patrice Bessac.</p> <p>Cette façon de passer les amendements au filtre de « l'avis de la commission », plutôt que de les soumettre directement au vote, n'est pas démocratique. Elle a d'ailleurs fini par lasser de nombreux camarades, dont plusieurs ont renoncé à participer aux votes. Il faut que le parti en finisse une fois pour toutes avec cette méthode – et adopte, à sa place, la procédure qui permet aux camarades de soumettre directement leurs amendements au vote du congrès. Encore une fois, il y va du contrôle des militants sur le parti.</p> <p>Jérôme Métellus (PCF Paris 18e, délégué à la conférence)</p></div> COMPTE RENDU A.G. SECTION LANDES DE GASCOGNE http://alternativeforge.net/spip.php?article2387 http://alternativeforge.net/spip.php?article2387 2010-06-17T13:53:00Z text/html fr 47 - FEDERATION DU LOT ET GARONNE SECTION DES LANDES DE GASCOGNE Crainte des communistes, de voir se diluer le Parti communiste dans le Front de gauche. Pas ce cartel de Partis mais bien un rassemblement populaire "Front Populaire". Aussi, l'urgence pour le Parti Communiste de construire un Front citoyen et populaire durable rassemblant politiquement tout le peuple de gauche (socialistes, écologiste, gauchistes…), comme dans les manifestations, et créer ainsi une alternative face à Sarkozy et au capitalisme. Les électeurs de (...) - <a href="http://alternativeforge.net/spip.php?rubrique111" rel="directory">Comptes-rendus</a> <div class='rss_texte'><p>SECTION DES LANDES DE GASCOGNE Crainte des communistes, de voir se diluer le Parti communiste dans le Front de gauche. Pas ce cartel de Partis mais bien un rassemblement populaire "Front Populaire". Aussi, l'urgence pour le Parti Communiste de construire un Front citoyen et populaire durable rassemblant politiquement tout le peuple de gauche (socialistes, écologiste, gauchistes…), comme dans les manifestations, et créer ainsi une alternative face à Sarkozy et au capitalisme. Les électeurs de gauche exigent le rassemblement à gauche, aujourd'hui. La question de la place du Parti Communiste dans les prochaines élections, et donc d'élus, est posée avec force au vu de la perte de nombreux élus communistes au profit de nos partenaires, notamment du Parti de Gauche. Environnement, nous laissons le terrain libre à la droite et aux « Verts »… alors que retraite et environnement posent la question fondamentale d'un changement de société profond. Sur ces deux questions qui taraudent la société française, nous pourrions à la fois rassembler et travailler les consciences. Ainsi, notre projet et nos propositions auraient plus de lisibilité. Deux grandes questions qu'il faudrait porter nationalement, nous les communistes, mais bien sûr avec toutes les forces de gauche (partis, associations, etc….). Ce congrès d'étape doit à la fois être celui qui lance l'idée d'un Front citoyen et celui qui jettent les bases d'un Parti Communiste dont l'organisation corresponde et réponde et aux attentes du peuple de toute la gauche du 21ème siècle : créer les conditions d'un rassemblement de tout le peuple de gauche pour un changement réel et durable, en fait une véritable alternative au système actuel. C'est à partir de toutes ces problématiques-là que nous devons projeter une autre société.</p></div> COMPTE RENDU A.G. DE SECTION LANDES DE GASCOGNE http://alternativeforge.net/spip.php?article2385 http://alternativeforge.net/spip.php?article2385 2010-06-17T11:38:38Z text/html fr 47 - FEDERATION DU LOT ET GARONNE SECTION DES LANDES DE GASCOGNE Crainte des communistes, de voir se diluer le Parti communiste dans le Front de gauche. Pas ce cartel de Partis mais bien un rassemblement populaire "Front Populaire". Aussi, l'urgence pour le Parti Communiste de construire un Front citoyen et populaire durable rassemblant politiquement tout le peuple de gauche (socialistes, écologiste, gauchistes…), comme dans les manifestations, et créer ainsi une alternative face à Sarkozy et au capitalisme. Les électeurs de (...) - <a href="http://alternativeforge.net/spip.php?rubrique116" rel="directory">Contributions sur le texte "Pistes de travail sur l'évaluation de nos choix de congrès et la poursuite de leur mise en oeuvre"</a> <div class='rss_texte'><p>SECTION DES LANDES DE GASCOGNE Crainte des communistes, de voir se diluer le Parti communiste dans le Front de gauche. Pas ce cartel de Partis mais bien un rassemblement populaire "Front Populaire". Aussi, l'urgence pour le Parti Communiste de construire un Front citoyen et populaire durable rassemblant politiquement tout le peuple de gauche (socialistes, écologiste, gauchistes…), comme dans les manifestations, et créer ainsi une alternative face à Sarkozy et au capitalisme. Les électeurs de gauche exigent le rassemblement à gauche, aujourd'hui. La question de la place du Parti Communiste dans les prochaines élections, et donc d'élus, est posée avec force au vu de la perte de nombreux élus communistes au profit de nos partenaires, notamment du Parti de Gauche. Environnement, nous laissons le terrain libre à la droite et aux « Verts »… alors que retraite et environnement posent la question fondamentale d'un changement de société profond. Sur ces deux questions qui taraudent la société française, nous pourrions à la fois rassembler et travailler les consciences. Ainsi, notre projet et nos propositions auraient plus de lisibilité. Deux grandes questions qu'il faudrait porter nationalement, nous les communistes, mais bien sûr avec toutes les forces de gauche (partis, associations, etc….). Ce congrès d'étape doit à la fois être celui qui lance l'idée d'un Front citoyen et celui qui jettent les bases d'un Parti Communiste dont l'organisation corresponde et réponde et aux attentes du peuple de toute la gauche du 21ème siècle : créer les conditions d'un rassemblement de tout le peuple de gauche pour un changement réel et durable, en fait une véritable alternative au système actuel. C'est à partir de toutes ces problématiques-là que nous devons projeter une autre société.</p></div> COMPTE RENDU A.G. SECTION TONNEINQUAIS http://alternativeforge.net/spip.php?article2386 http://alternativeforge.net/spip.php?article2386 2010-06-17T11:37:58Z text/html fr 47 - FEDERATION DU LOT ET GARONNE SECTION DU TONNEINQUAIS Crainte des communistes, de voir le Parti communiste laisser la place au Parti de Gauche, qui n'est pas structuré et qui ne respecte pas les communistes. Inquiets de la perte d'élus communistes au profit du Parti de Gauche. Interrogatifs sur notre place dans les prochaines élections. Il faut travailler à rassembler les électeurs de gauche, mais nous n'y arriverons pas en ayant des réunions de directions de Partis. Le Parti Communiste doit prendre une initiative (...) - <a href="http://alternativeforge.net/spip.php?rubrique111" rel="directory">Comptes-rendus</a> <div class='rss_texte'><p>SECTION DU TONNEINQUAIS Crainte des communistes, de voir le Parti communiste laisser la place au Parti de Gauche, qui n'est pas structuré et qui ne respecte pas les communistes. Inquiets de la perte d'élus communistes au profit du Parti de Gauche. Interrogatifs sur notre place dans les prochaines élections. Il faut travailler à rassembler les électeurs de gauche, mais nous n'y arriverons pas en ayant des réunions de directions de Partis. Le Parti Communiste doit prendre une initiative nationale.</p></div> COMPTE RENDU SECTION ALBRET http://alternativeforge.net/spip.php?article2283 http://alternativeforge.net/spip.php?article2283 2010-06-17T09:44:37Z text/html fr 47 - FEDERATION DU LOT ET GARONNE SECTION DE l'ALBRET L'Assemblée Générale des communistes de l'Albret réunie le 28 mai 2010 à Montgaillard s'est exprimée pour la continuation du Front de Gauche élargi. 14 présents : 13 pour 1 contre Cette assemblée a aussi demandé que les candidatures aux différentes élections (cantonales - présidentielles - législatives) soient désignées le plus tôt possible. (le retard pris pour les régionales a handicapé le Front de Gauche). SECTION DE l'ALBRET L'Assemblée Générale des communistes (...) - <a href="http://alternativeforge.net/spip.php?rubrique111" rel="directory">Comptes-rendus</a> <div class='rss_texte'><p>SECTION DE l'ALBRET</p> <p>L'Assemblée Générale des communistes de l'Albret réunie le 28 mai 2010 à Montgaillard s'est exprimée pour la continuation du Front de Gauche élargi.</p> <p>14 présents : 13 pour 1 contre</p> <p>Cette assemblée a aussi demandé que les candidatures aux différentes élections (cantonales - présidentielles - législatives) soient désignées le plus tôt possible. (le retard pris pour les régionales a handicapé le Front de Gauche).</p> <p>SECTION DE l'ALBRET</p> <p>L'Assemblée Générale des communistes de l'Albret réunie le 28 mai 2010 à Montgaillard s'est exprimée pour la continuation du Front de Gauche élargi.</p> <p>14 présents : 13 pour 1 contre</p> <p>Cette assemblée a aussi demandé que les candidatures aux différentes élections (cantonales - présidentielles - législatives) soient désignées le plus tôt possible. (le retard pris pour les régionales a handicapé le Front de Gauche).</p></div> Nouvel article http://alternativeforge.net/spip.php?article2384 http://alternativeforge.net/spip.php?article2384 2010-06-17T08:27:17Z text/html fr 30 - Section de Nîmes CONTRIBUTION DE MARC ALMERAS POUR LE CONGRES D'ETAPE DES 18, 19, 20 JUIN 2010 Le 34ème congrès a été un tournant intéressant pour le PCF, des propositions évolutives importantes ont été avancées, certaines actées ; à l'aube du congrès d'étape, il faudrait concrétiser et améliorer, si nous voulons rester nous-mêmes, c'est-à-dire un parti révolutionnaire adapté à notre époque. Pour cela nous avons beaucoup à faire, et même si nous travaillons au rassemblement de notre peuple, avec une volonté inébranlable. Faute (...) - <a href="http://alternativeforge.net/spip.php?rubrique116" rel="directory">Contributions sur le texte "Pistes de travail sur l'évaluation de nos choix de congrès et la poursuite de leur mise en oeuvre"</a> <div class='rss_texte'><p>CONTRIBUTION DE MARC ALMERAS POUR LE CONGRES D'ETAPE DES 18, 19, 20 JUIN 2010</p> <p>Le 34ème congrès a été un tournant intéressant pour le PCF, des propositions évolutives importantes ont été avancées, certaines actées ; à l'aube du congrès d'étape, il faudrait concrétiser et améliorer, si nous voulons rester nous-mêmes, c'est-à-dire un parti révolutionnaire adapté à notre époque. Pour cela nous avons beaucoup à faire, et même si nous travaillons au rassemblement de notre peuple, avec une volonté inébranlable.</p> <p>Faute est de constater que dans notre parti, le rassemblement des communistes reste à faire et il faut trouver le temps nécessaire pour y réfléchir, car un PCF éclaté et morcelé en tendances, n'est pas de bonne augure pour rassembler le peuple de France.</p> <p>Dans la dernière période, c'est-à-dire celle des élections régionales, nous avons assisté à des prises de positions des communistes complètement opposées, certains s'excluant eux-mêmes, d'autres n'ont même pas tenu compte des votes majoritaires, et sont même allés à l'encontre des règles qui régissent le parti et qu'ils ont participé à mettre en place. Ceux-là sont suspendus le temps du mandat.</p> <p>Donc, effectivement, pour le rassemblement des communistes, au sein du parti tout reste à faire. Il faut s'y atteler, car le mal est profond et ne date pas d'aujourd'hui, il s'y est installé comme le ver dans le fruit, et si on ne trouve pas le remède, c'est le peuple de France qui en fer les frais.</p> <p>Mais je fais confiance à la réflexion collective des communistes. Le 34ème congrès a tracé des pistes, le congrès intermédiaire doit les affiner, et le 35ème congrès les mettre en application, à condition qu'elles soient prises en compte par tous, comme un seul, sinon…..</p> <p>J'ai dit que le mal était profond et qu'il ne datait pas d'aujourd'hui, car le communisme, par essence même découle du rapport capital/travail. Ce sont les ouvriers, avec les paysans qui par leurs luttes, leur solidarité, leur fraternité ont créé les valeurs d'égalité, qui ont peu à peu construit l'idée du communisme. Des intellectuels s'en sont emparée pour affiner, améliorer, donner un sens plus scientifique à cette vision nouvelle de pouvoir construire une autre société dépassant le capitalisme.</p> <p>Je pense bien sûr à Karl Marx, Engels, Lénine, des pays ont mis en place, dans leur société, cette philosophie communiste, mais elle était le balbutiement et malheureusement elle a été étouffée dans l'œuf, et pas seulement par Staline, mais surtout par le capital qui n'a cessé de dénaturer le visage de ce nouveau système qui, malgré les imperfections, affaiblissait le capital dans ses vues hégémoniques du marché et de la finance. On le voit plus clairement aujourd'hui, avec la mondialisation, quel était leur véritable but : l'effondrement de ces pays là, et la campagne de ceux qui, avec le capital, ont hurlé avec les loups et jeté le bébé avec l'eau du bain, ont une grande responsabilité dans la situation où se trouve notre parti aujourd'hui. Cela a complètement déboussolés les communistes et les a amenés à cette division qui ronge notre parti.</p> <p>Mais je l'ai dit, j'ai confiance, il faut rassembler, d'abord à l'intérieur, et pour cela il faut rappeler que le communisme et le socialisme sont à l'ordre du jour, et comme le citait Orwell : « la tâche des gens intelligents devrait être, non pas de rejeter le socialisme, mais de tout mettre en œuvre pour l'humaniser ». Les communistes sont des gens intelligents, nul doute qu'ils vont s'employer à trouver les solutions qui transformera le PCF en un parti ouvert, tolérant, démocratique, un parti rassemblé et rassembleur, un parti qui oublie ses égos lui aussi et qui, comme les mousquetaires, travaille un jour tous et toutes pour un.</p> <p>Les temps changent, les règles aussi et même s'il n'y a plus le centralisme démocratique, les valeurs communes et majoritaires doivent être respectées par tous.</p> <p>Je pense aussi qu'à l'image du congrès des jeunesses communistes qui ont fait monter un nombre important d'ouvriers, il serait bon qu'au 35ème congrès, on fasse de même. Le monde du travail est trop faible dans les structures du parti, il est écarté et ne se sent plus concerné et n'est donc plus partie prenante, du coup, il ne va plus voter. Il faut le remobiliser en le réintégrer, la vindicte populaire, même passive, en est la démonstration.</p> <p>Le monde intellectuel a pris l'ascendant dans les orientations et les structures du PCF, au détriment du monde du travail, même si c'est nécessaire, ce n'est pas de bon aloi pour le mouvement révolutionnaire. Le monde intellectuel est très attaché au sens des mots, de la pensée, de la science, de la recherche, de l'analyse, de la synthèse, etc. Mais il n'est pas directement opposé à l'exploitation féroce du capital, et il ne peut pas réagir de la même façon. D'ailleurs, on n'a jamais vu, et c'est tant mieux, un intellectuel se suicider au travail, dans l'exercice de son métier. Donc l'intellect et nécessaire dans le parti pour faire partager et mettre en commun ses savoirs et ses savoirs faire, et non pas les imposer ou parler à sa place (du monde du travail). Une autre raison, à mon sens, qui est surreprésentée dans le parti, c'est sa représentativité au niveau national. En effet, le monde intellectuel représente 2%, le monde du travail 15 fois plus, et dans le parti c'est le contraire. Ce n'est pas démocratique, et le monde du travail qui lui est plus attaché aux choses matérielles, même s'il est plus radical, le ressent et le manifeste à sa manière, il est méfiant, il ne croit plus, et plus grave, il ne comprend plus. Le parti ne parle plus comme lui et pire, il parle à sa place, même s'il le soutient.</p> <p>Donc, ce qu'ont fait les Jeunesses Communistes, faisons de même, faisons monter des représentants du monde du travail, dans toutes nos instances, de même pour la direction, Marie-George ayant émis le vœu de passer la main, mettons un secrétariat plus conforme : 1) Secrétaire général issu du mouvement ouvrier 2) 1er secrétaire adjoint issu du monde intellectuel 3) 2ème secrétaire adjoint spécialiste de la communication et de la coordination 4) 3ème secrétaire adjoint, porte parole du PCF Il serait bon aussi de trouver une solution pour donner un prolongement aux luttes sociales, de coopérer avec les organisations syndicales, les associations et des représentants de Comités de quartiers populaires.</p> <p>Indépendance ne veut pas dire indifférence, neutralité ou non coopération. Nous en sortirions grandis.</p> <p>Autre sujet qu'il faudrait mettre en place rapidement, c'est le projet. On en parle, mais c'est comme l'arlésienne, on ne le voit pas. Si nous continuons à perdre du temps, on va se faire doubler par le PS, et là, pour rattraper ce sera très difficile, et les conséquences, pour le peuple, terribles.</p> <p>J'avais regretté qu'au 34ème congrès le mot sport n'est pas été prononcé, dans le cadre de l'émancipation humaine et de la jeunesse. Il serait bon de ne pas l'oublier.</p> <p>Dans le cadre de la mondialisation, il serait bon de réfléchir à une internationale communiste.</p> <p>Pour ce qui est des élus du parti et de l'attitude de certains qui est aux antipodes de la politique du parti. Il serait bon de réfléchir à une règle qui ne permette pas le carriérisme, ni le fonctionnarisme. Ce n'est pas une belle image qu'ils donnent du parti, et l'on cherche à comprendre pourquoi ? Le monde du travail s'abstient lors des votes, le monde du travail qui lui n'a pas fréquenté les grandes écoles, et n'en connaît qu'une, c'est l'école de la vie. Celle-là elle est irremplaçable. Il serait bien que l'on y réfléchisse, car quand ce monde là réagit, c'est qu'il y a une raison et souvent une bonne raison. Politiquement et économiquement, c'est lui qui produit les richesses dont tout le monde profite, et il serait bon de le mettre à sa vraie place.</p> <p>Si les 14 représentants qui ont déclaré se retirer du CN, n'acceptent pas la main tendue de Pierre LAURENT, faisons monter à leur place 14 responsables du mouvement syndical, associatif et des quartiers populaires, ne laissons pas un vide jusqu'au 35ème congrès.</p> <p>Pour ce qui est des statuts, prenons le temps d'élaborer des règles qui soient acceptées par la grande majorité des communistes, sinon nous allons au devant de grandes désillusions qui auront des répercussions sur l'image du parti, comme ce fut le cas lors des élections régionales, par l'attitude de certains dirigeants sensés donner l'exemple.</p> <p>Pour ce qui est du Front de Gauche, qui est une initiative du PC qui s'inscrit dans une stratégie de rassemblement conforme, pour pouvoir battre la droite, les dernières élections permettent de penser que c'est la solution. Le Front de Gauche s'installe dans le paysage politique français, mais on est loin du compte. Il va falloir en tomber des barrières pour l'élargir et arriver à un Front de Gauche majoritaire. Tout d'abord convaincre les communistes qui ne le sont pas, considérant que les transfuges du PS au Parti de Gauche ne sont pas fiables. 70 années de trahison du PS ont laissé des traces, créé des inquiétudes et des méfiances, et aussi justifié des attitudes (abstentions).</p> <p>Bien sûr qu'il faut élargir, mais d'abord et surtout gagner les nôtres. Peut-être que les communistes du 20ème siècle et le monde du travail nous font payer le rejet des prémices du socialisme tel qu'il était, même imparfait, ce qui m'a fait écrire à Pierre LAURENT : « la vindicte populaire passive. A nous, dans notre congrès d'étape et celui du 35ème, d'y réfléchir. De même à un organe de communication communiste, en direction des adhérents, bien plus rempli de la vie du parti. Former les communistes et les informer doit permettre aussi de rendre le parti plus fort.</p></div>