ETRE OU NE PAS ETRE COMMUNISTE, TELLE EST LA QUESTION !-
Par PRIMET Jean-Paul
Fédération : Val-de-Marne
Le 13 novembre 2008Le texte collectif « continuer l’engagement communiste, fonder une autre force politique » se présente comme « une simple option » au projet de base commune. Il n’en est rien. Une lecture attentive révèle au contraire la volonté d’apparaître comme le seul projet politique possible. Il est bien le plus abouti : il prône de fait la disparition programmé du PCF au profit d’une nébuleuse dans laquelle les communistes ne joueraient plus qu’un rôle de supplétifs. Quelle novation ! Les deux autres textes alternatifs ne le sont pas, sur la seule question qui vaille : Devons-nous, oui ou non, continuer le PCF résister et exister ? Là-dessus ces textes sont parfaitement clairs, même si on ne peut pas partager la conception figée qu’ils ont du PCF et de son avenir. Ils contiennent néanmoins des éléments de réflexions réels qui font débat. Concernant « l’option », le PCF, compte tenu de son histoire, de sa matrice bolchévique serai formaté , incapable de se transformer, d’être utile, en phase avec la société d’aujourd’hui. Il se serai donc disqualifié lui-même et ne pourrait prétendre à contribuer à l’émergence d’un mouvement populaire majoritaire pour une transformation radicale de la société. Il devrait se contenter d’être une simple composante, et encore ! Mais ses rédacteurs ignorent-ils sciemment l’originalité du communisme français et de ses précieux apports à la société française ? Ignorent-ils aussi que l’histoire d’un parti révolutionnaire n’est pas prédéterminée, inscrite à jamais dans le marbre de l’histoire ? D’où une analyse pour le moins hâtive, partielle et partiale de l’affaiblissement du PCF . Enfin ils feignent d’ignorer toutes les avancées démocratiques majeures opérées successivement par leur parti jusqu’à aujourd’hui pour précisément se dégager des ses pesanteurs. Quoique nous fassions, nous serions intégralement responsables de toutes nos difficultés sans exception. Nos adversaires de classe peuvent se frotter les mains. Foutaise, c’est nous qui ferions tout ce qu’il faut pour nous marginaliser. On croit rêver ! Qui plus est, c’est nous qui empêcherions délibérément la sortie de crise dans laquelle la gauche se trouve engluée au profit d’une stratégie solitaire assumée ! En attendant des jours meilleurs.... Un comble !....Alors que ce texte collectif balise à l’avance ce que devraient être les contours à imposer au rassemblement ! (Voir le chapitre que faire, aujourd’hui). Pensent-ils même que reconquérir les millions de déçus du Sarkozysme un an et demi après l’élection soit possible ? Le fond du problème est simple. Cette « option » renonce purement et simplement au combat communiste dans les conditions difficiles de maintenant, au profit d’une démarche spéculative faisant fi du rapport des forces politiques actuel, du contenu politique et des moyens indispensables qu’ils requièrent, pour, justement, le modifier en faveur d’un changement inédit en rupture avec tout ce qui a été fait jusque là et mené à l’échec. En vérité, qu’ont-ils fait pour tenter de crédibiliser leur « option » sinon mettre en oeuvre une méthode antidémocratique ? 1. « En interne » : c’est délibérément (ils sont sans doute déjà ailleurs) qu’ils n’ont pas soumis leur projet au vote démocratique des communistes agissant , de ce fait, comme une centrifugeuse en tentant d’entretenir la confusion , le doute pour le doute de leur propre crise existentielle : l’épisode désastreux antidémocratique des comités « anti-libéraux » mais seulement ANTI et dans lesquels pour le finale de Saint-Ouen , les communistes étaient enjoints de mettre la sourdine, de s’effacer au nom du salut public. Nous aurions raté un rendez-vous, une occasion Historique , mais la démocratie n’est ni un « putsch », ni un coup de poker. 2. Ils laissent maintenant entendre que toutes nos difficultés résultent des pratiques antidémocratiques de l’ APPAREIL (voire de la seule secrétaire nationale), appareil dont ils sont tous issus et dans lequel ils jouent un rôle de frein (voire pire) dans les décisions de l’exécutif. Ils ne supportent pas, en fait , d’être minoritaires au regard de la majorité des communistes qui, en aucun cas, ne veulent se ranger derrière les ambitions de telle ou telle écurie d’où leurs comportement insupportables marqués par un mépris sous-jasent des « militants de base ». 3. Faire du PCF le bouc émissaire de tous les malheurs du monde fait aussi partie du dénigrement systématique. Mais tant que ce parti est vivant, il peut encore servir. C’est la stratégie « d’un pied dedans , un pied dehors », c’est selon la météo ! Quelle dignité ! Quelle loyauté ! Tant que les « militants de base » peuvent servir surtout en période électorale, ils-elles sont les bienvenues pour aller au charbon, distribuer les tracts, coller les affiches, organiser les points de rencontre, les porte-à-porte, les ventes de l’ Humanité, etc...Mais comme dit le projet de base commune : « le PCF ne doit plus être le parti de l’émancipation pour demain qui sacrifierait ses militants-es comme des petits soldats » 4. En définitive et au delà des mots, cette option ne propose rien pour rassembler nos forces sinon la fuite en avant : elle n’a qu’un but , face aux graves blocages auxquels nous sommes confrontés, comme l’est la société toute entière, faire des communistes l’instrument de cette nouvelles force politique. Engagez vous-y ! Vous y trouverez d’excellents guides ! Non, merci , nous sommes communistes, et nous avons fait ce choix de vivre libres, fait le choix du monde nouveau que nous voulons construire au quotidien.
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