Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons-
Par Contribution destinée à nourrir le débat
François Auguste, Nicole Borvo, Joël Canapa, Sophie Celton, Patrice Cohen-Séat, Jean-Marc Coppola, Marie-Claire Culié, Pierre Dharréville, Michel Duffour, Elisabeth Gauthier, Brigitte Gonthier-Maurin, Joëlle Greder, Fabienne Haloui, Alain Hayot, Gérard Mazet, Gérard Piel, Marjolaine Rauze, Gilles Ravache, Jean-Claude Sandrier, Richard Sheehan.
Le 6 novembre 2008
Contribution destinée à nourrir le débat signée par : François Auguste, Nicole Borvo, Joël Canapa, Sophie Celton, Patrice Cohen-Séat, Jean-Marc Coppola, Marie-Claire Culié, Pierre Dharréville, Michel Duffour, Elisabeth Gauthier, Brigitte Gonthier-Maurin, Joëlle Greder, Fabienne Haloui, Alain Hayot, Gérard Mazet, Gérard Piel, Marjolaine Rauze, Gilles Ravache, Jean-Claude Sandrier, Richard Sheehan.
Notre congrès sera-t-il à la hauteur des enjeux ? C’est la question que se posent nombre de communistes, avec une certaine inquiétude.
Plus que jamais, le capitalisme exploite et pille l’humanité comme la nature. « Comme la nuée porte l’orage », il porte en lui non seulement la guerre, mais toutes les crises et catastrophes possibles. La crise financière –dont tout laisse à penser qu’elle est en train de déboucher sur une récession mondiale catastrophique– éclaire d’un jour encore plus cru la dangerosité de ce système, et l’urgence d’en changer. Notre congrès doit être l’un des éléments de ce signal : il est grand temps ! La violence du choc est en train de bouleverser profondément les visions du monde. Les forces de soutien au capitalisme, mais aussi les forces d’accommodement s’en trouvent déboussolées. A tel point que la phase actuelle peut aussi déboucher sur des aventures incontrôlables qui feraient le lit de régimes autoritaires et populistes très dangereux. Mais de nouveaux espaces de débat et de combat s’ouvrent face à l’urgence de mesures concrètes et de changements fondamentaux. La crise rend évidentes nombre d’idées et d’analyses que nous avons portées de toutes nos forces depuis des années. Elle valide aux yeux des peuples le caractère absurde et ravageur de ce système. Elle peut conduire à une phase d’exceptionnelle politisation populaire, susceptible de transformer toute la vie politique et ouvrir une véritable alternative. Il doit y avoir, en politique aussi, un avant et un après la crise.
La crise mondiale du capitalisme peut ouvrir une phase décisive de notre combat politique. Nous avons raison de vouloir changer le système dans une démarche démocratique, et la situation actuelle met en lumière la nécessité de nous doter d’une grande ambition et donc de nous métamorphoser nous-mêmes pour être en mesure de la porter haut et fort. Elle renouvelle également les territoires de la lutte des classes et crée les conditions de larges rassemblements de celles et ceux qui ne veulent pas être les victimes de la domination du capital. Tout cela remet sur le devant de la scène la nécessité d’une organisation politique capable de rassembler en son sein et de se rassembler avec d’autres, capable de mettre en mouvement, capable d’agir pour remettre le pouvoir entre les mains des hommes et des femmes, capable de transformer la société.
Jamais il n’y a eu tant besoin de communisme, c’est-à-dire d’un mouvement réel et très concret de contestation du capitalisme. Et pourtant, le communisme est en crise, et notre Parti en très grande difficulté. Le projet de « base commune » adopté va-t-il nous donner les moyens d’être présents, comme force politique, dans ce moment d’importance historique, et d’y faire valoir notre projet de société, avec son ambition radicale de changement et sa démarche de transformations concrètes immédiates ? Nous pensons que oui, ce texte nous y engage, à la condition de lui donner tout son sens en allant vraiment au bout des choix proposés. A la condition de permettre à notre congrès de poser des actes forts pour aller de l’avant.
Qu’il s’agisse du projet, de notre démarche de rassemblement, ou du Parti que nous voulons être, dire clairement et assumer pleinement les changements que nous proposons implique de les nommer. Car ce qui n’a pas de nom n’existe pas vraiment.
Que dit la base commune ? Que nous proposons de répondre à la crise actuelle en engageant un processus de rupture radicale avec le capitalisme. Nous voulons en finir avec la domination insupportable du capital sur le travail. Par des grandes réformes concrètes, nous voulons initier des renversements de valeurs, de priorités, de rapports de force. Un renversement. Les communistes ne sont pas des partisans du tout ou rien. Ils proposent de remettre la société en chantier. Dans quel sens ? Les mots en « anti » ne suffisent pas. Mais la base commune évoque dans ce sens trois révolutions coperniciennes pour remettre notre communisme au cœur des contradictions actuelles, donner vie à nos « fondamentaux » et définir les renversements de valeurs dont nous voulons être acteurs. Nommons les.
La première pourrait se résumer ainsi : nous voulons être porteurs d’un projet de « mondialité ». « Mondialité », c’est le mot employé par Edouard Glissant pour exprimer que la mondialisation peut ouvrir la porte à des changements émancipateurs. Parler de mondialité, c’est accepter la part d’internationalisme de la mondialisation, et même plus, la revendiquer. C’est concevoir la solidarité à l’échelle du monde. C’est s’opposer frontalement à la mondialisation capitaliste pour mettre en chantier un projet commun aux femmes et aux hommes du monde entier : celui de faire humanité ensemble. Nous ne sommes pas des nationalistes protectionnistes, nous sommes des combattants d’une Europe réinventée, des combattants d’une civilisation solidaire et pacifique, des combattants de la mondialité.
La deuxième révolution que nous proposons est celle de « l’éco-progrès » partagé. Imposer les nouvelles normes sociales et écologiques dont les sociétés ont besoin suppose une intervention politique déterminée pour faire reculer la domination capitaliste. Il s’agit pour nous de réinvestir le champ du progrès. Il s’agit de passer à un nouveau mode de production et de répartition des richesses. A un nouveau mode de travail, de vie, de partage solidaire de la planète, des biens et des activités humaines. Il faut réorienter complètement le développement du monde, et c’est aux pays dits développés de fournir les premiers efforts de novation dans le cadre d’une prise de conscience globale. Dépasser le capitalisme, c’est commencer dès maintenant à lui substituer d’autres logiques, humaines, sociales, écologiques, économiques, culturelles, pacifiques…
La troisième révolution pourrait prendre le nom de « démocratie générale », dont la démocratie participative serait le cœur. Il s’agit non seulement de mieux porter encore notre parti pris de la démocratie, mais aussi de dire en quoi elle diffère de ce qui porte aujourd’hui ce nom. Une démocratie sans frontières, qui ne s’arrête pas aux portes de l’économie et des entreprises. Nous refusons que la grande majorité des choix engageant l’avenir de l’humanité et de la planète soient effectués par une poignée d’actionnaires. Une démocratie qui dépasse la représentation et la délégation de pouvoirs au profit d’une citoyenneté active. Nous voulons promouvoir une démocratie d’intervention citoyenne permanente, une démocratie de co-élaboration et de codécision. Une démocratie qui s’étende, au delà de notre hexagone, à l’Europe et aux institutions internationales. Nous voulons donner tout son sens au mot de « citoyens du monde » dans lequel tant d’hommes et de femmes se reconnaissent.
Que dit encore la base commune ? Que notre époque appelle et rend possible un très large rassemblement populaire de celles et ceux – une très grande majorité de notre peuple – qui subissent de plein fouet les conséquences des politiques néolibérales. Et qu’il nous faut en prendre l’initiative dans des formes absolument inédites, tirant les leçons des échecs du passé. Nous ne voulons pas reproduire une gauche plurielle qui a dépossédé le peuple de son pouvoir d’intervention. Nous ne voulons pas reproduire l’échec des collectifs antilibéraux qui, lors de la présidentielle, ne sont pas parvenus à sortir d’une radicalité marginalisée. Nous faisons le choix de conforter et de participer à tous les fronts de résistance qui se dressent sur la voie de la droite et du MEDEF et de mener la bataille politique et idéologique qui est la nôtre. Et nous savons que ces fronts ne prendront pas l’ampleur nécessaire s’ils butent, comme le mouvement social lui-même, sur l’absence d’alternative politique. C’est pourquoi nous voulons construire un rassemblement aussi ambitieux que le fut en son époque le Front Populaire. Disons-le, nous voulons construire un nouveau Front Populaire et Citoyen ! Un nouveau Front Populaire, c’est-à-dire une nouvelle dynamique populaire et une nouvelle alliance de forces politiques et sociales, sur un objectif immédiat de progrès social et les grandes réformes structurantes qui le rendront possible. Un Front populaire qui ne se brise pas cette fois-ci sur le mur de l’argent, avec les conséquences que l’on connaît. Le monde du travail, les milieux populaires, le mouvement des idées peuvent faire leur cette idée. Il y a dans la société les bases politiques d’un rassemblement de cette ampleur, c’est-à-dire une attente immense à laquelle la gauche n’a pas su trouver de réponse ces dix dernières années. Une telle perspective ouvrirait une nouvelle phase de l’histoire de la gauche. Il lui faut un grand nom. Faire grandir cette idée est essentiel, dans une campagne que pourrait lancer notre parti dans tout le pays et auprès des forces susceptibles de partager cet objectif. Et pour cela co-organisons avec tous ceux et celles qui voudront s’engager dans cette démarche, à travers toute la société, les réseaux populaires et citoyens qui en feront un grand mouvement politique. Oui, nous voulons rassembler une majorité pour que ça change !
Que dit enfin la base commune ? Elle appelle notre parti à de profonds changements, à une métamorphose. De quelle nature ? Il s’agit de faire face avec audace et créativité à la crise de la politique, de la gauche, et du communisme lui-même, pour permettre à des centaines de milliers de femmes et d’hommes, qui peuvent combattre avec nous pour les grandes réformes concrètes que nous proposons, de s’engager politiquement. Et pour le plus grand nombre possible d’entre eux, de faire de notre Parti le leur. Sachons, aujourd’hui, nous tourner résolument vers les jeunes, les salarié-e-s, les hommes et les femmes des quartiers populaires, les militant-e-s syndicalistes ou associatifs, les gens de culture, les intellectuels. Vers les hommes et les femmes qui veulent une gauche qui s’assume, à l’heure où l’idée-même est menacée de disparaître. Tous ont leurs sensibilités propres, leurs trajectoires politiques, leurs façons de voir les choses. S’imaginer qu’ils nous rejoindront en se coulant dans le moule d’une culture issue de près de 90 ans d’histoire est illusoire. Et inefficace. De leurs différences, et des nôtres, enrichissons-nous mutuellement. Ouvrons-nous, comme le dit la base commune, à d’autres cultures politiques. Et donnons leur toute leur place dans notre Parti transformé dans cet objectif.
Là aussi se pose la question de nommer ce que nous voulons faire, et devenir. Oui, nous voulons rassembler tout à la fois celles et ceux qui s’engagent en mettant le communisme au cœur de leurs références, et bien d’autres qui sont prêts à partager les mêmes combats politiques en y venant par d’autres références ou d’autres chemins. Nous devons produire un acte public qui donne ce signal. N’est-il pas nécessaire, pour qu’existe ce Parti ainsi métamorphosé, et d’abord pour manifester notre volonté de le construire, de lui donner un nom qui lui corresponde ? Un nom qui, inséparablement, assume notre histoire et montre de façon visible que nous en tirons les leçons, un nom qui dise le communisme qui est aujourd’hui le nôtre, démocratique, écologiste, féministe, solidaire, libertaire. Un nom qui, du même coup, contribuera à nous libérer des fausses images de nous-mêmes qui nous renvoient, dans l’esprit de tant de femmes et d’hommes, à une conception du communisme qui n’est depuis très longtemps plus la nôtre. A nous libérer d’une image qui ne correspond pas à ce que nous sommes. A tourner symboliquement une page, pour ne plus apparaître comme un parti du passé mais tourné vers l’avenir, résolument. N’est-ce pas en faisant ce signe, porteur de sens, que nous donnerons corps à la métamorphose -assumons-la pleinement- que nous devons accomplir ? Tout en y gardant notre référence communiste, ne pouvons-nous pas chercher et trouver ensemble ce nom ? Ne pourrions-nous pas accoler au beau nom de communiste, qui dit notre refus du capitalisme et notre idéal de solidarité et d’émancipation, celui de la démocratie, ce qui dirait notre rupture totale et définitive avec le stalinisme et notre passion de la liberté et de la citoyenneté ? Cette question du nom, nous en sommes tout à fait conscients, est difficile puisque nous voulons continuer notre parti, et le métamorphoser réellement. S’il est possible d’imaginer un autre type d’acte public qui dise cela aussi fortement, énonçons-le. La question mérite débat.
Quoiqu’il en soit, il y a urgence à rassembler les communistes sur des objectifs audacieux, sur un cap clair. La période qui s’ouvre doit nous permettre de mieux vivre notre diversité, de poursuivre dans la voie d’une expression pleine et entière de la souveraineté des communistes dans les débats et les choix. Notre parti, malgré les coups reçus, est une force. Une force à continuer dans un nouvel élan. Face à la violence du capitalisme et des attaques politiques que nous connaissons depuis plusieurs années, il a montré sa vivacité et la chance que constitue une organisation politique dans les batailles à mener. Nous devons tout faire pour lui permettre de redevenir le grand parti populaire dont notre pays a besoin.
Formuler un projet politique qui détonne, avancer une proposition mobilisatrice pour sortir notre peuple de l’impasse, reconstruire un parti communiste d’avenir, ce sont des préoccupations que les communistes ont en commun et qui peuvent nous rassembler. Soyons libres dans ce débat.
C’est en allant au bout de nos intentions, en les rendant visibles et compréhensibles, qu’il apparaîtra évident que les communistes bougent, qu’ils sont décidés à relever le défi, et qu’ils sont capables, dans les temps nouveaux comme à d’autres époques, de faire bouger les lignes à gauche et dans la société. Alors oui, ce congrès, un congrès d’un nouvel élan, sera à la hauteur des enjeux.
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Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons
URL de ce commentaire : http://alternativeforge.net/spip.php?article1835#forum2220Bonjour
je viens de lire avec la plus grande attention la contribution pour aller au bout des choix de la base commune), c’est ce que j’appelle le dépassement du P.C.F .
Je crois que si nous voulons être crédible et redonner confiance nous devons vraiment aller au bout de nos choix.Si j’ai refusé de participer au vote pour l’un des textes c’est parce que je ne vois pas encore comment on peut construire quelque chose de neuf en ne créant pas un nouveau parti avec des valeurs du communisme, de l’écologie, de la démocratie et de la liberté ;
j’ai peur qu’une fois encore avec ce congrès nous passions à côté des choix essentiels pour créer ce rassemblement majoritaire alternatif au capitalisme .
Trop de communistes comme moi sont sur le bord du trottoir voir sur le point de partir .
Je crois que nous n’avons pas d’autres choix que de nommer très clairement que le P.C.F. n’est plus adapté aux défis qui sont devant nous.
Je ne sais pas si nous y arriverons, mais cette contribution peut nous donner un peu d’espoir qu’il y a urgence à construire autre chose pour le progrès social, la démocratie, le communisme et la liberté .
Robert Couvreur
adhérent/cotisant de la Section de ST MARTIN d’HERES
Fédèration de l’IsèrePar couvreurgoulet le 6 novembre 2008
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Pour diminuer les incompréhensions dans le parti, mettons à jour le marxisme
URL de ce commentaire : http://alternativeforge.net/spip.php?article1835#forum2221Le projet de base de discussion est insuffisant. Il manque la prise en compte explicite des bases théoriques auxquelles nous nous référons.
Il faut garder l’essentiel du marxisme de Marx : sa méthode matérialiste et dialectique, son analyse de l’exploitation capitaliste …
Mais il faut mettre à jour le marxisme de Marx, en prenant en compte :
1) L’expérience historique catastrophique du stalinisme que Marx n’a pas pu analyser.
2) L’exigence de chacune, chacun, d’être un centre d’initiatives responsable, créateur, solidaire, citoyen, qui annonce ici et maintenant le communisme d’émancipation rêvé par Marx.
3) La compréhension de la complexité du monde physique, biologique, sociétal humain (naturel et culturel) : des découvertes scientifiques fondamentales que Marx n’a pas connues.
4) Le remplissage de la planète par l’humanité, la nécessité d’un développement durable, qui pose question au développement des forces productives, porté au temps de Marx au niveau d’une religion.
Le « marxisme mis à jour » est du domaine des connaissances utiles, il ne faut pas courir le risque de l’enfermer dans une démarche partisane.
Dans ce qui précède, il s’agit de principes, c’est-à-dire de conclusions abstraites tirées de longues expériences et réflexions personnelles entrecroisées. Il s’agit d’un apport.
Quelles pratiques, quelles décisions pratiques pourraient en résulter immédiatement ? Les décisions devraient être collectives, et l’on voit tout de suite que nous n’aurons pas assez de temps, ensemble, pour « mettre à jour le marxisme avant le congrès ». D’ailleurs, corrigeons tout de suite : la bonne démarche, qui doit voir loin, est évidemment de créer les conditions pour pouvoir mettre à jour le marxisme aussi longtemps que l’humanité vivra, grâce à une « pratique-théorie » en évolution permanente.
J’ai élaboré des débuts de réponses aux questions que je pose - Le livre « Émancipation » de Jean Louis Sagot Duvauroux pose les questions puissamment quant au contenu et à la forme, et laisse deviner les réponses au niveau cohérence théorique - le livre de Lucien Sève « L’homme » va être un évènement-référence dont nous attendons tous énormément … Mais au-delà de ces initiatives communistes individuelles allant dans le bon sens, selon moi, et de beaucoup d’autres heureusement, la discussion doit devenir générale, dès avant notre congrès : elle doit imbiber ce « congrès des communistes » qui arrive à grande vitesse.
Entrons dans quelques détails :
Le « marxisme mis à jour » a inspiré pour une bonne part la première partie du texte proposé comme « base commune de discussion ». Mais il n’est pas explicité comme méthode existant à part, comme outil chaudement recommandé. Marx avait déjà fait cette « erreur » : ne pas donner sa méthode, sa philosophie opérationnelle. On le lui a pardonné depuis longtemps, mais maintenant il ne s’agit plus d’avoir un comportement surplombant, il faut que tous nous devenions des petits Marx. Une « méthode des communistes » explicite est devenue nécessaire.
Où je veux en venir, qu’est ce que je réclame dans ce texte ? Dire « il faut, il faut, il faut » beaucoup savent le faire. Je propose de rajouter « il faut mettre à jour le marxisme » dans un préambule percutant, du genre « manifeste », et décliner cette directive stratégique dans tout le document. Le contenu, dans le préambule : au minimum ce que je dis dans la première partie de ce texte.
Je ne considère pas que j’ai fait tout le travail, mais le parti pourrait se servir de ce que j’ai fait. Il faut se mettre collectivement à l’ouvrage. Mettre à jour le marxisme est pour la majorité des camarades une affaire de spécialistes, de philosophes : cela ne va pas !Comment cela peut-il devenir le problème de tous ? Par le développement d’une pratique-théorie très naturelle finalement. Mise en œuvre dans chaque cellule ou section, valorisée par un enrichissement fondamental des statuts, soutenue par un contenu nouveau des enseignements dans nos écoles du parti : des décisions de congrès décisives, donc à discuter jusqu’au bout.
Les « théories-pratiques » sur le terrain iront en s’améliorant, et convergeront : appelons « un marxisme mis à jour » le point de convergence, le tronc commun d’élaboration. Il n’y aura aucun miracle à cela : on discutera pour échanger les expériences, on prendra en compte les expériences passées, les congrès feront des synthèses, et si une autre organisation fait des propositions meilleures, on ne pleurera pas.
Philippe Gascuel
Par Gascuel Philippe le 6 novembre 2008
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Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons
URL de ce commentaire : http://alternativeforge.net/spip.php?article1835#forum2222Poursuite du Débat ou Oukase … ????
J’avoue resté pantois a la lecture de ce texte .
Hors de base commune TEL QUELLE EST point de salut.
C’est tt d’abord faire une analyse a courte vue et faire montre d’un éloignement d’un mépris des communistes des militants des adhérents que de penser que les 60% acquis lors du vote par celle-ci sont un blanc sein et une acceptation sans borne de ce texte
Combien de communistes ont voté pour la base commune car leur culture est étrangère aux tendances aux écuries ….
Mais avec l’espoir que celle-ci serait grandement amendée et transformée d’ici le congrès
J’ai déjà dit et je redis que cette base commune est datée obsolète par rapport a la situation et a tt ce que vient percuter la crise du capitalisme . Tout ce que celle-ci porte de danger mais aussi de possible de possibilités et de prise de conscience du réel
Nous ne sommes plus ds la situation de l’idéologie dominante vainqueur par KO des idées de progrès
Nous devons ns atteler à travailler pour que la contradiction principale entre les producteurs et le K soit au centre de notre démarche.
L’enjeu du Congrès s’est déplacé, avec l’éclatement de la crise et son expansion. Le mouvement réel, bouleverse les conditions du débat. Car cette crise de système débouche sur une crise politique. Politique en ce sens que toutes les forces politiques ayant mis en œuvre les politiques libérales qui ont conduit à cette crise historique sont confrontées à leur échec alors qu’elles n’ont pas de politique de rechange.
Nous devons donc pour le congrès Travailler à être la force capable d’initier de proposer DES rassemblementS capable de faire bouger le curseur vers les exploités au détriment du capital et ouvrir une perspective de dépassement de celui ci .
Enfin la chute de ce texte est le pompon après qq flatteries sur le PCF voila les masques qui tombent
IL FAUT BRADER NOTRE HISTOIRE S’EN DEMARQUER (l’assumer n’empêche pas un regard critique sur celle-ci…)
Et comme fin du fin en novation politique faire comme la droite le fait régulièrement (D’ UNR en RPR pour finir en UMP et j’en passe …) changer et abandonner le nom de PCF pour notre organisation …
Fermer le ban la messe est dite….Juste un petit rappel ou information camarades signataires bcp de communistes ont voté Base commune car ils y trouvaient l’affirmation du maintien de leur PARTI le PARTI COMMUNISTES FRANÇAIS.
Enfin dernière questions camarades signataires ne seriez vs pas entrain de ns préparer un attelage mixte avec ceux qui veulent ouvertement tuer le PCF …. ????
Il ns reste un mois un mois à travailler dur et d’arrache pied pour construire ensemble l’outil PCF capable de répondre aux défis qui ns sont posés et par conséquent écrire un texte qui corresponde aux exigences de l’heure et de demain
Christian FORGEOT
Section de Vitry sur Seine
FD du 94
Par Forgeot Christian le 6 novembre 2008
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Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons
URL de ce commentaire : http://alternativeforge.net/spip.php?article1835#forum2224Chers camarades,
Votre contribution me semble remarquable, fondamentale. Peut-être sera-t-elle décisive.
En effet, à quoi cela sert-il de proposer des transformations si nous sommes en difficulté pour les nommer, les signifier et les symboliser. Le parti ne manque pas de propositions, il manque de ce qui donne le désir de politique. Et la volonté d’agir pour faire connaître ce que nous voulons, pas seulement dans nos actions et dans nos tracts, mais sur les grands moyens de culture et d’information ou nous avons à conquérir totalement notre place au nom du pluralisme et du service public. Je veux en particulier nommer la télévision. Peut-être y a-t-il un rapport dialectique entre cette hésitation à y aller, si la télévision ne vient pas à nous, et ce manque de mots ou de symboles à mettre sur notre visée et nos propositions. En tous les cas, il y a là me semble-t-il, une véritable stratégie à imaginer et à mettre en œuvre.
Voici donc quelques commentaires que m’inspire votre contribution :
le monde est en « état de guerres multiples », guerre économique, guerre sociale, guerre culturelle et idéologique, guerres tout court etc. La phase actuelle du capitalisme et de sa crise peuvent faire craindre le pire, des barbaries sans retour. Mais comme vous le dites « elle peut conduire à une phase d’exceptionnelle politisation populaire ». C’est ce que nous appelons en principe « potentialité », mot maintes fois utilisé comme une incantation qu’il s’agit bien aujourd’hui de dépasser pour aller faire du concret. Du concret mais aussi du visionnaire, de l’anticipation, de l’ouverture de perspectives ou d’horizons nouveaux. C’est en ce sens que j’ai écrit une contribution visant à transformer notre parti en « système productif de politique ».
La crise mondiale rend actuels les nouveaux « territoires de la lutte des classes ». Simultanément elle peut favoriser des rassemblements de grandes ampleurs non pas seulement sur des bases politiques mais aussi sur des bases objectives : qui a intérêt à l’efficacité sociale non seulement comme critère de gestion mais comme culture de comportement face aux rentabilités financières et aux paradigmes capitalistes de l’accumulation et de la propriété privée ? À partir de quel vécu une conscience de classe nouvelle peut-elle être reconstruite ? J’ai essayé d’aborder ces questions dans une autre contribution intitulée « conscience de classe et dépassement de la contradiction antagonique : l’efficacité sociale ».
L’idée de « démocratie générale », ou totale, me paraît pertinente lorsque l’on regarde l’état des démocraties dans les guerres multiples qui en aliènent le sens. Les démocraties délégataires, « bourgeoises », sont aujourd’hui en guenilles. Et les « état de guerres multiples » que nous vivons partout sur la planète vont encore et toujours en réduire le champ.
Je pense qu’il faut approfondir par un travail théorique les appellations que vous proposez qui doivent ainsi devenir de nouveaux concepts. En particulier celui de « mondialité ». Cette idée articulée aux « nouveaux modes de production et de répartition des richesses » pose fortement la question du travail dans une nouvelle définition que nous avons été un certain nombre à proposer dans un document collectif de la fédération des Bouches-du-Rhône. Ce travail-là, ainsi défini, articule le rapport des hommes à la nature et des hommes entre eux, faisant ainsi humanité.
Je suis par contre beaucoup plus réserver sur l’usage du mot « éco — progrès » et d’une façon générale sur l’usage en politique de tous ce qui se rapporte à la science écologique. Je pense que le terme de « progrès » se suffit à lui-même d’autant plus qu’il est un enjeu éthique, humaniste, révolutionnaire face aux politiques libérales qui l’ont exclu de la pensée et du langage et aux tentations de la décroissance. Je vous rappelle entre autres que José Bové a écrit un texte qui s’intitule « en finir avec l’idée de progrès ». Le mot progrès se conjugue avec celui d’émancipation et il s’est forgé dans les luttes du mouvement ouvrier. Je pense qu’il faut en rester là et se battre pour lui rendre sa place et en régénérer le sens.
Je suis parfaitement d’accord pour nous ouvrir à « d’autres cultures politiques ». Ceci ne doit pas signifier que l’on abandonne nos fondamentaux marxistes mais que ceux-ci doivent s’enrichir d’apports nouveaux à la condition qu’ils visent à l’efficacité et qu’on les intègre dans une cohérence théorique à notre réflexion et pratique politique. Je pense par exemple aux travaux de l’économiste Amartia Sen orientés vers le développement des « capacités des personnes et des territoires » et qui postulent que l’économie ne peut se passer d’éthique et de démocratie. Il est aussi d’autres approches qui peuvent nous enrichir mais, je le répète, à la condition de les placer dans une cohérence théorique et politique.
Dernière observation et non la moindre : en l’état actuel le parti est-il en capacité de se poser sereinement la question de sa symbolique et de son changement de nom ? J’aurais tendance à ce sujet à faire une réponse de Normand : peut-être que oui, peut-être que non. Alors supposons que oui. Il faut garder la référence communiste. Donc ce parti sera « communiste » ou sera celui des « communistes ». À mon sens il doit aussi intégrer l’une des références suivantes : la civilisation, l’émancipation et éventuellement la démocratie générale. Le choix n’est donc pas très étendu sauf... Coup de génie que je n’ai pas ! Par contre, pour la symbolique, il me semble que la faucille et le marteau sont dépassés puisqu’ils symbolisent l’alliance de la paysannerie et de la classe ouvrière. Cela ne correspond plus au monde nouveau des services et de la révolution informationnelle. Donc, sauf à adjoindre à cette faucille et à ce marteau un symbole supplémentaire je ne vois pas comment trouver une issue dans cette direction. Par contre il me semble que travailler sur une symbolique qui était celle de la CGT voici quelques décennies, un monde devant lequel se serrent deux mains solidaires me semble particulièrement d’actualité.Amitiés,
Pierre Bachman.
Par Bachman Pierre le 6 novembre 2008
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Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons
URL de ce commentaire : http://alternativeforge.net/spip.php?article1835#forum2225Cette contribution a le mérite de clarifier grandement les enjeux du débat sur le texte de base commune. Les assemblées de section et les discussions sur les amendements en seront sans doute facilités.
J’ai bien des désaccords avec ce texte, comme avec le texte de base commune : la notion de mondialité, le concept d’éco-progrès... Mais ce sont des éléments du débat.
Je voudrais souligner ici une chose qui me semble plus grave : cette contribution remet au goût du jour le changement de nom du parti, et ignore ainsi le sens du vote majoritaire des communistes pour la base commune proposée par le CN. Dans les débats de section, l’argument essentiel avancé en faveur de ce texte n’était-il pas le maintien du Parti ? Les camarades qui croyaient éloignés les spectres de la dissolution et de la disparition seront ravis de constater qu’à peine les résultats du vote annoncé, ils ressurgissent, plus concrets que jamais.
Trois remarques à ce propos :
Qui sont ceux qui nous font de telles propositions ? Des élus, des membres de longue date de la direction du parti. Resteront-ils dirigeants si les communistes refusent la "métamorphose" proposée ? Travailleront-ils à cette métamorphose, quel que soit le choix des communistes ?
Pourquoi au moment du vote aucune proposition n’a-t-elle énoncé clairement la proposition de changer de nom ? Veut-on empêcher les communistes de se prononcer clairement et directement sur cette question ?
Que deviendront, dans le Nouveau parti des communistes démocrates, les 40% de communistes qui en votant pour l’un ou l’autre des textes alternatifs ont exprimé plus que clairement leur volonté de continuer à travailler dans le cadre du Parti Communiste Français ? N’est-ce pas diviseur et irresponsable que d’ignorer ainsi leur avis ?Il me semble urgent que cette question fasse l’objet d’un débat dans les sections, que les conclusions de ces débats remontent, et que les communistes choisissent. Ou nous finirons par croire que d’ANE en vote, donner son avis ne sert à rien...
Par Rousillon Marine le 6 novembre 2008
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Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons
URL de ce commentaire : http://alternativeforge.net/spip.php?article1835#forum2228Encore une fois, un certain nombre de responsables nationaux font le choix de bafouer la démocratie interne !
Les communistes ont voté il y a un an pour le maintien du Parti Communiste et de son identité ! Allez-vous arrêter de nous remettre dans le débat, à la moindre occasion, votre volonté de voir se dissoudre le PCF dans une vague orga de Gôche ?
Certes, vos amis italiens ont réussi à saborder le PCI dans le temps. Avec le résultat que l’on voit quant à l’identité politique du Parti Démocrate de D’Allema (ex grand chef du PCI).
Pour ce congrès, 40 % des votants se sont exprimés pour un PC qui réaffirme son identité communiste. Parmi les votes du texte 1, comme parmi les blancs et nuls, des camarades ont exprimé les manques du texte ntional sur cette question.
Ce Parti est communiste et les militants souhaitent le demeurer.Par RUIZ Eric le 7 novembre 2008
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Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons
URL de ce commentaire : http://alternativeforge.net/spip.php?article1835#forum2229Ce texte aussi curieux que soudain, signé par beaucoup qui sont des membres du Conseil national, pose une lourde question. En effet, ceux-là même qui le signent sont les mêmes qui ont refusé, comme membres du CN, que toutes les options soient présentes dans la « Base commune » qu’ils disent d’ailleurs avoir approuvée ! Que s’est-il donc passé entre le vote des communistes (et leur non-vote massif) et hier, jour de publication de ce texte, pour que du front du refus des autres options ils en viennent aujourd’hui à "pirater" l’une d’entre elle qu’ils ont combattue hier : celle de la métamorphose du parti communiste français (formellement exclue, à l’inverse de ce qu’ils disent, de la « Base commune »). Ils en viennent même - c’est un comble venant d’eux- à considérer que le parti communiste pourrait ne plus s’appeler ainsi ! Pour une révolution copernicienne c’en est une ! Mais ce "quatrième texte" vient trop tard puisqu’il ne peut être soumis au vote des communistes. Cela les auteurs le savent mieux que quiconque. De même savent-ils aussi parfaitement que ce texte est de peu d’effet réel puisque c’est sur la « Base commune », et non en dérogation avec elle que doivent travailler maintenant les communistes. Donc résumons : texte soudain ; texte dérogeant formellement à la « Base commune » ; texte non soumis au vote ; texte d’effet nul - que cherchent donc ses auteurs ? Cela fait penser à cette fameuse chanson "Tout va très bien Madame la Marquise"... Il y a le feu au sommet non seulement après ce vote mais après l’indication d’un profond renouvèlement à venir à la direction du parti. Les signataires, en responsabilité pour beaucoup aujourd’hui, ne sont pas du premier âge. Et si, tout simplement, ils tentaient par la même de sauver non le parti mais leurs places ? Le point d’interrogation étant ici de pure forme, on l’aura compris. Que c’est triste... En vérité tous les ingrédients sont réunis pour que le risque d’une explosion en plein vol se réalise. Je ne vois qu’une seule solution pour écarter ce que tous ensemble nous voyons poindre et dont nous ne voulons pas, j’espère : stopper tout, congrès compris, et ré-ouvrir le chantier, tout le chantier sur des bases totalement démocratiques et transparentes, avec une direction provisoire qui, par les femmes et les hommes qui la composent, incarnera vraiment un renouveau, une confiance et un espoir possibles. L’absence d’autorité (pas l’autoritarisme) est patent et le discrédit évident. Il nous faut explorer sans tabous les chemins de l’avenir surtout aujourd’hui où le capitalisme montre toutes ses limités, ce qui n’empêche pas Sarkozy de monter dans les sondages, par défaut d ’alternative.
Par Sénèque le 7 novembre 2008
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Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons
URL de ce commentaire : http://alternativeforge.net/spip.php?article1835#forum2235L’Habit ne fait pas le Moine
D’accord avec le début mais après "mondialité","éco-progrès", "démocratie généralé" c’est plus dûr.
Les "collectifs antilibéraux" c’est mauvais mais les "réseaux populaires et citoyens" c’est bien. Ah !.. Et l’on peut même en faire un grand mouvement politique : le N.F.P., nouveau front populaire !... Bon !
Ensuite on attaque avec la métamorphose du parti : très bien, il le faut.
"Permettre à des centaines de milliers de femmes et d’hommes de s’engager politiquement", Bravo !Mais attention, nous dit-on, il faut aussi s’ouvrir aux autres "cultures politiques". On le sait, on aurait du mal à faire autrement. Les média sont là pour ça.
Alors dîtes-moi, faut-il une ouverture "organique", administrative ? Du genre un regroupement avec le PCFentier, un bout de PS, un bout de LCR, l’Association des... ?
L’adhésion individuelle oui. Mais l’adhésion de groupes, écoles, associations, etc..nous conduit à l’organisation en cartel, holding, c’est plutôt le genre de De Wendel que le notre. Si l’on désire clarté et solidarité, on aura du mal.
Mais revenons à la phrase du début :" Permettre à des centaines...". Il faut donc permettre aux jeunes,aux salariés, aux syndicalistes, en pensant beaucoup aux femmes de participer pleinement.
Proximité donc ! Cercles, cellules. Et pas seulement pour ces "centaines de milliers" distribuer des tracts mais contribuer directement aux orientations et directions. Il faut donc( je sais que là, ça coince) tordre le coup à la cooptation.
Dois-je le rappeler : à la fin de nos congrès( nous n’avons pas l’exclusivité de cette pratique), les délégués acceptent rapidement les listes " de dirigeants" préparées par les sortants dans la commission des candidatures.
Ceci pour trois ans, ce qui est long et écarte dans les fait beaucoup de salariés du privé, de mère de famille, de jeunes, d’immigrés,..Peu motivant, déresponsabilisant pour les simples adhérents, les nouveaux, ceux qui restent au bord du trottoir, comme dit un camarade(1).
Cela, j’aurais aimé vous le voir aborder. D’autant plus que nous avons fait un grand pas dans cette direction avec l’Assemblée Extraordinaire de dec. 07 où beaucoup de camarades étaient envoyés directement par leur section.
Rapidement sur le nom. Cela a été 50 fois discuté. Les gens savent bien que cela est bidon. Il faut changer le fond et c’est ça qui est dûr. En plus changer un nom qui a 90 ans c’est aussi malin que d’appeler biscuit UL les biscuit LU. Quand on aura une élection, des électeurs vont se tromper de bulletin. Sans compter que nous ne manquerons pas de "bons amis" pour reprendre ce vieux sigle, si décrié, à leur compte.
L’essentiel est dans notre comportement, notre pratique journalière, notre fonctionnement interne.L’habit ne fait pas le moine.
J’ai donc critiqué mes camarades marseillais. Ils ont raisons de se faire du soucis mais rappelons nous Jacques Duclos :" Je suis comme Anthée, je prend ma force de la terre, de la vie, du peuple". Ce peuple veut du changement, il veut des outils, il faut lui ouvrir les portes de l’atelier pcf.
(1) j’ai écrit sur ce sujet une proposition. Je ne suis pas le seul.
Par scandellari le 8 novembre 2008
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Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons
URL de ce commentaire : http://alternativeforge.net/spip.php?article1835#forum2237La mise en mouvement d’un peuple est-elle en attente d’un nom ?
Il est vrai qu’il est important de trouver un nom à son mal, mais l’immobilisme, le tétanos collectif, ils ont un nom : l’anticommunisme.
Tout comme "le peuple Etats-uniens a surmonté son racisme" le 4 Novembre dernier, les peuples du monde devront dépasser leur anticommunisme pour se remettre "en mouvement" vers leur émancipation, car l’obstacle à ce progrés, c’est bien un système "anticommuniste" dans le sens complet du terme :
Dans la crise actuelle du système, l’obsession des dominants est de "refonder le capitalisme" : ils ne craignent pas de nommer leur "religion" !
Nous, communistes, voulons plus que jamais "dépasser le capitalisme", et si nous avons un comportement militant conséquent, cette volonté sera partagée par "les masses populaires" quel que soit notre nom.
"Quel que soit notre nom" ? oui, à condition que ce soit "notre nom" : ceci signifie , pour moi, qu’il serait "contreproductif" d’en changer, car ce qui compte c’est bien de faire ce que l’on dit, à condition aussi d’oser le dire !
Or, face à "la refondation du capitalisme" qui est devenue le crédo des dominants, il n’y a pas une "multitude de sensibilités" pertinentes :
Nous sommes invariablement des "communistes" dans la mesure où, justement, nous tenons à ne pas mentir , ni à nous-mêmes, ni "aux masses", ni à "l’Histoire" qui nous interroge plus sur l’Avenir, encore, que sur "le Passé".
"Le Passé" ? justement, il est plein de régimes qui ont changé subrepticement de noms car ils renonçaient mensongèrement à "l’essentiel" :
le "dépassement comme mouvement du peuple pour abolir ses aliénations" : ce mouvement fut "remis à plus tard" par les régimes ayant préféré se nommer "démocraties populaires" plutôt que de laisser grandir la revendication de "démocratie" jusqu’au bout :
Conclusion : ce qui est "attendu" d’un "congrés communiste", c’est que des "communistes" dessinent enfin un projet mobilisateur susceptible de "dépasser le capitalisme" par la mise de leur PCF au service de la revendication populaire de "pousser la démocratie jusqu’au bout" !
Il faut donc que "les collectifs", "les comités" , et toutes les formes "élargies" de mise en mouvement du peuple trouvent "avec elles", tous les renforts que peut apporter un PCF debout , structuré, comme parti sur lequel on peut compter, et qui ne se laisse pas embobiner par la première ruse venue (du type "double consensus" !)...
Par Guillou Alain le 8 novembre 2008
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Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons
URL de ce commentaire : http://alternativeforge.net/spip.php?article1835#forum2249Des communistes souverains
Je suis assez effarée par votre démarche qui consiste à vous organiser pour mettre votre « grain de sel » dans une phase de préparation du congrès où des communistes ont décidé de travailler, chacun-une, à égalité à enrichir la base commune.
Nous sommes en effet dans une phase de préparation du congrès où l’engagement de chacun-une va compter dans les conférence de section et de fédération. Ce n’est pas venu tout seul. après une année de travail, nous sommes enfin entrés dans une phase décisionnelle : que cela se fasse dans la transparence, dans le respect, dans la précision et le clarté et à l’écoute des communistes. Les assemblées générales vont permettre d’appronfir la connaissance de ce que contient la base commune, sur sa portée novatrice, de l’amender, l’enrichir, la rejeter, bref nous sommes dans une phase préparatoire au congrès que vous connaissez bien.
Sans doute n’avez-vous pas bien entendu un des msgs émis par beaucoup de camarades : qu’on arrête d’organiser des pressions, qu’on arrête de nous donner des "prêts à penser", qu’on arrête à s’organiser pour se faire valoir, pour peser sur les débats : nous sommes citoyens communistes à part entière, j’espère que pour vous c’est un formidable atout pour aller de l’avant. au nom de quoi avez-vous la légitimité de faire circuler une telle contribution, qui est - à mes yeux - très en deça par rapport aux enjeux du congrès. A quand la prochaine série de dirigeants-tes nationaux qui vont aussi jouer de ce registre ?
Figurez-vous que les arêtes du combat nous sont connues et figurez-vous aussi que nous avons assez d’esprit de responsabilités pour afffronter les problèmes, réfléchir et décider. Ne faisons-nous pas le pari de l’intelligence des gens ? cela l’est tout autant pour les communistes : libre et associé à égalité, en situation d’exercer pleinement et à tout moment leur souveraineté : c’est un mode de fonctionnement certes difficile à mettre dans la vie, mais qui répond à des attentes : la vie démocratique - participative - de notre parti est ce prix.
nous avons tous et toutes un lieu pour faire valoir nos argumenents : c’est celui où nous rayonnons, là où les communistes débattent, décident et franchement quand on va au fond des choses ça passionne !
Françoise Quainquard
Par quainquard françoise le 9 novembre 2008
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URL de ce commentaire : http://alternativeforge.net/spip.php?article1835#forum2250Pour Françoise Quainquard
"Respectez le silence de mon église, respectez le silence de ma chapelle, respectez la bougie que j’y ai allumée"
Je comprends ainsi ton message
de la part de Philippe Gascuel
Par Gascuel Philippe le 9 novembre 2008
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Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons
URL de ce commentaire : http://alternativeforge.net/spip.php?article1835#forum2251Je ne comprends pas la volonté des auteurs de cette contribution de vouloir abandonner le nom de communisme, ou plutôt le qualificatif de communiste pour le parti politique qui poursuit cet objectif. Si ce changement de nom vise à effacer un passé, celui du socialisme réel et de ses prolongements politiques, pendant des années, au sein des partis communistes occidentaux (dont le PCF), tout en maintenant au parti politique concerné ses objectifs...les anticommunistes en tous genres sauront bien débusquer sous la nouvelle appelation les sales cocos , les staliniens,et de toutes façons les porteurs de valises de plomb. A quoi cela aura-t-il servi ?
Si ce changement de nom accompagne un changement d’objectifs pour le parti concerné au point que les mêmes anticommunistes, dans leur grande mansuétude - peut-être ? - envisagent d’en donner acte à ce nouveau parti, en suspendant leurs injures habituelles, parce qu’ils auront jugé que ce parti a cessé d’être une menace pour eux : alors, à quoi servira ce parti ?
Enfin, si l’on considère que l’appellation Parti communiste est un handicap dans l’opinion publique, dans les alliances ou les fronts à construire avec d’autres, c’est que l’on n’aura pas fait le nécessaire pour montrer à ces alliés éventuels, que l’objectif que l’on poursuit est différent des expériences passées qui n’ont pas abouti. Donc, on ne pourra pas espérer construire ces rassemblements dans une compréhension et une confiance réciproques, exemptes de malentendus. Tôt ou tard,ces alliances ou ces fronts s’écrouleront, minés par ces malentendus, eux-mêmes entraînés par la dissimulation que l’on aura entretenue en n’allant pas au fond des choses. Là encore, qu’aura-t-on gagné dans cette opération ?
Je pense, quant à moi, que l’on doit assumer sans faux-fuyants le passé, et surtout ne pas l’évacuer artificiellement, mais au contraire, en tirer au grand jour les enseignements nécessaires pour éviter la reproduction d’erreurs déjà faites, dans l’avenir. Dans cette affaire, le nom du Parti n’a pas à être dissimulé...
Mais j’ai un doute : est-ce bien de la poursuite d’un idéal communiste qu’il s’agit ? Autrement dit, si ce passé pèse si lourd pour les auteurs de ce texte, au point qu’ils veulent faire comme si ce passé n’avait pas existé, ne serait-ce pas qu’ils n’ont pas réussi pour eux-mêmes à surmonter ce handicap ? Autrement dit encore, est-ce qu’ils sont toujours, quant au fond, réellement communistes ?
Par Brachet Alain le 9 novembre 2008
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Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons
URL de ce commentaire : http://alternativeforge.net/spip.php?article1835#forum2259Avions nous besoin d’un vade-mecum -faut il écrire : « de guides » ?- pour lire la base commune et accomplir le travail d’amendements et d’enrichissements majeurs auxquels, en tant que communistes, nous sommes appelés pour réussir le Congrès ? Je ne le pense pas, au contraire ! Mais voilà que nous l’avons ! Ça ne me va pas !
J’ai adhéré au PCF en 1968. Je n’avais pas tout à fait 18 ans. J’ai contribué -très très peu le plus souvent, un peu plus quelques fois- à la préparation de 16 congrès. Tous les textes préparatoires faisaient appel à l’intelligence des communistes. Il fallait acquérir la connaissance de ce qui était proposé pour être approuvé dans l’ensemble, ou, parfois, avec un choix à faire entre différentes idées présentées dans des « fenêtres ».
Cette fois-ci, les choses font qu’entre les différents moments où le texte a été conçu, approuvé par le CN, puis par les communistes, discuté et débattu par ces derniers, et finalement va aboutir au Congrès, le neuf ne doit cesser de surgir. Tel est le défi face auquel nous sommes placés. Il est possible de le relever précisément parce que le texte le permet, à condition de le considérer comme un véritable corps vivant qui se forme, se transforme, se développe en se nourrissant des apports personnels et collectifs des communistes dans le processus de congrès.
Or, le camarade Auguste avec celles et ceux qui le suivent par ordre alphabétique nous dit : « Voilà ce qu’il faut faire ! Voilà ce qu’il faut penser, chercher, réfléchir, écrire ! Voilà ce à quoi il faut arriver ! ».Je réponds : « Assez ! Ça suffit ! Laissez les communistes travailler ! Leur tracer le chemin, c’est refuser de leur faire confiance ! ».
C’est d’autant plus grave que la crise est là avec ses contradictions exacerbées par sa nature systémique. L’heure est à œuvrer à la libération de toutes les énergies, de toutes les intelligences, de toutes les forces que rassemblent les adhérent-e-s de notre Parti, avec celles et ceux qui refusent toutes les dominations. Elles et ils ont besoin d’y voir clair, de décider vrai, de créer de nouvelles cohérences.
Mondialité, éco-progrès, démocratie générale... Bien sur ! Mais s’en tenir à cela, n’est ce pas passer quelque part sous silence, en tout cas au second rang, le projet politique de changement réel dont notre peuple a besoin maintenant, ici en France et ici en Europe avec les autres peuples qui y vivent ? Du même coup, reléguer la perspective à l’accomplissement de « trois révolutions coperniciennes », n’est-ce pas créer des conditions défavorables à ce que l’espoir prenne le pas sur la fatalité ? Or, nous sommes ici au cœur de l’enjeu pour le plus grand nombre possible de consciences et pour bâtir une conscience collective nouvelle, résolue et raisonnée, optimiste et offensive ?
N’opposons pas « un jour viendra » à « yes, we can » ! Allumons l’espoir pour donner vie dans tous les domaines y compris politique, social, sociétal, à des luttes massives, plurielles, exigeantes, de classe, inédites.
On nous recommande enfin : « il faut nommer clairement ce que nous voulons » et voilà qu’on ressort l’expression : « nouveau Front populaire et citoyen » que le Conseil national a pourtant refusé de retenir en ce qu’elle se réfère à une conception de l’union aujourd’hui dépassée, indépendamment de ce qu’évoquent 1936 et les conquêtes sociales dans la mémoire collective. Mais l’Histoire ne se répète pas ! Ecartons donc la nostalgie ! Choisissons d’innover ! La base commune de discussion donne à voir plein de sources à cet égard. N’en retenons pas l’eau, au contraire !
Choisissons aussi d’innover pour le Parti Communiste ! Il est toujours navrant de voir cette nécessité réduite à un changement de nom, ou à quelque compromis que ce soit avec cette vieille lune. Les changements d’étiquette sont redoutables. Soit ils accompagnent la dénaturation du produit, soit ils masquent le fait que la chose présentée est irrémédiablement figée. Il y a bien mieux à faire pour le Parti Communiste français, donc pour notre peuple.Comment travailler pour que le parti devienne un lieu de rencontres fécondes du plus grand nombre possible de celles et ceux qui -tout en assumant leurs différences d’origine et de culture- veulent œuvrer à une société d’émancipation de l’humanité et d’épanouissement de la personne humaine ? Comment travailler pour offrir le parti aux jeunes, et que son utilité soit reconstruite ?
Comment travailler pour que chacune ou chacun qui fait le choix d’en être, s’y sente bien, respecté, efficace ?C’est certainement plus difficile que je ne sais quelles interrogations sur des propositions baptismales.
Je veux pour terminer avouer que j’ai eu beaucoup de mal à écrire tout cela, car j’ai plusieurs ami-e-s, parmi les signataires de la contribution que je mets en cause,et j’ai conjugué bien des choses avec elles et eux. Raison de plus pour dire ma colère et mes espoirs.
Par Richard Sanchez le 10 novembre 2008
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Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons
URL de ce commentaire : http://alternativeforge.net/spip.php?article1835#forum2261J’ai lu avec attention la contribution présentée par François Auguste, Nicole Borvo, Joël Canapa, Sophie Celton, Patrice Cohen-Séat, Jean-Marc Coppola, Marie-Claire Culié, Pierre Dharréville, Michel Duffour, Elisabeth Gauthier, Brigitte Gonthier-Maurin, Joëlle Greder, Fabienne Haloui, Alain Hayot, Gérard Mazet, Gérard Piel, Marjolaine Rauze, Gilles Ravache, Jean-Claude Sandrier, Richard Sheehan.
Voici les quelques réflexions qu’elle m’inspire.
Le but essentiel de la contribution est, me semble-t-il, de militer pour un changement de nom du parti qui malgré tout garderait la référence au communisme.
Ce que je trouve très gênant ce sont les arguments qui sont avancés pour justifier cette proposition.
1) L’argument numéro 1 semble être le souci de l’image du parti. La pirouette du changement de nom étant sensée ravaler cette image. Je pense que ceci relève de l’illusion la plus totale.
2) Garder la référence au communisme comme le propose les signataires me paraît contradictoire avec l’affirmation « le communisme est en crise » (qui est une façon peu orthodoxe de stigmatiser les difficultés que nous rencontrons). Donc l’intention affichée de garder la référence au « communisme » ne me semble pas opportune à partir du moment ou celui-ci est supposé en crise. Cette intention paraît donc uniquement destinée à ne pas déplaire à tous les militants attachés depuis des décennies à l’existence de leur parti qui verraient d’un très mauvais œil la disparition du mot communiste.
3) Car avec l’affirmation « S’imaginer qu’ils nous rejoindront en se coulant dans le moule d’une culture issue de près de 90 ans d’histoire est illusoire » on entre dans le concret.
Qu’est-ce que c’est que cette culture que l’on veut abandonner ? Le texte prétend parler clairement, il faudrait en effet parler clairement sur ce sujet.
Ma culture « communiste » actuelle je la résume simplement :
a) Lutte pour des transformations de la société afin que la production de richesses profite au plus grand nombre en protégeant l’environnement. Ce qui passe par le contrôle public (un Etat et une maîtrise citoyenne) du cœur des processus de cette production.
b) Approche dialectique des problèmes
Est-ce cela qu’il faut abandonner ?
Je pense notamment à l’importance absolument fondamentale de la production énergétique qui est à la fois à la base de la satisfaction des besoins humains et la source majoritaire de gaz à effet de serre (GES).
Et particulièrement à l’énergie nucléaire productrice d’électricité et de chaleur, incontournable si on veut avancer vers la réduction d’un facteur 2 des émissions mondiales de GES, d’un facteur 4 sur les émissions françaises à l’horizon 2050.
Est-ce la position de défense de ce type d’énergie, cette culture favorable au nucléaire avec le souci de maîtrise publique, qu’à toujours eu le PCF qu’il faut abandonner ?
Je suis très inquiet de la position en Allemagne de Die Linke à ce sujet qui à mes yeux, et sans doute ceux de beaucoup de gens sérieux, le décrédibilise.P. S. : Que vient faire Copernic dans cette affaire ? Dans la recherche de ce qu’il convient de faire dans la situation actuelle faire référence à la perspicacité politique de Lénine ne me gênerait pas.
Par Guezenec Jean-Yves le 10 novembre 2008
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Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons
URL de ce commentaire : http://alternativeforge.net/spip.php?article1835#forum2269Il y a des réactions que je ne comprends pas. Nous sommes dans un débat de congrès, dans une période cruciale. Notre parti est affaibli et la situation politique nous donne d’importantes responsabilités.
Stigmatiser des camarades, dirigeants ou pas, parce qu’ils et elles décident de réfléchir à plusieurs et de s’exprimer ensemble dans un moment aussi important me parait carrément dérisoire. A mon avis ce qui compte ce sont les idées ainsi soumises à la réflexion collective. Dénoncer le fait qu’elles soient écrites collectivement est me semble t’il une façon de combattre ces idées par un argument de pure procédure. Et de mépriser la capacité des communistes de se faire un jugement à partir du fond de ce qui est exprimé.Je trouve également dérisoire l’argument selon lequel ces camarades auraient dû s’exprimer avant sur tel ou tel point, ou seraient maintenant condamnés à se taire. La réflexion ne s’arrête jamais. Pour personne. Et heureusement. Jusqu’au congrès, chaque idée vaut pour ce qu’elle est, ni plus, ni moins. Et, à partir du débat le plus riche possible allant le plus loin possible, y compris dans une confrontation fraternelle, les communistes sauront décider tous ensemble.
En plus, je ne trouve pas du tout que les idées exprimées dans cette contribution dénaturent ou soient en contradiction avec la base commune. Celle-ci affirme la nécessité de « nous révolutionner », évoque « une métamorphose » et le besoin « d’engager un important travail de refondation de nos analyses, de notre projet, de l’avenir de notre parti ». Que des camarades disent, selon eux, en quoi doit consister cette métamorphose me parait tout à fait conforme au besoin d’un débat libre et ouvert à partir du texte que nous avons adopté comme base commune. C’est d’ailleurs tellement vrai que la convocation du CN du 19 novembre souligne que, si la base commune a été adoptée, « l’analyse des résultats indique aussi que pour être à la hauteur, la base commune doit bouger en profondeur ».
Alors de grâce, camarades, cessons d’avoir peur du débat, et surtout ne tentons pas de le brider. Réjouissons-nous toutes et tous qu’il y ait des idées, des pistes de réflexions et des propositions, même si elles ne vont pas sur le moment dans le sens des nôtres. Enrichissons-nous mutuellement de toutes ces différences. Et les communistes, souverainement, décideront.
Par Boursier Marie-Pierre le 11 novembre 2008
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Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons
URL de ce commentaire : http://alternativeforge.net/spip.php?article1835#forum2270De mon point de vue, cette contribution donne du souffle, elle permet d’entevoir des possibilités concrètes. Et je peux comprendre les peurs qui s’expriment dans les différentes réactions mais je ne comprends ni l’opposition entre adhérent-e et dirigeant-e, ni l’amalgame entre contribuer à enrichir cette base commune de DISCUSSION, de REFLEXION et dénigrer ou revenir sur le vote des adhérents.
Si j’ai voté ctte base commune, c’est justement parce qu’elle permet de discuter, débattre, échanger entre nous, parce qu’elle ne crispe pas les propositions. Mais je pense qu’elle est trop floue et permet des intérprétations différentes, je trouve aussi qu’elle ne prend pas assez l’ampleur et la gravité de la situation et donc qu’elle ne répond pas à la hauteur des enjeux. Il y a urgence et pour y répondre je crois effectivement que nous avons le défi de nous métamorphoser.Cette contribution apporte des choses intéressantes. Elle pousse la réflexion et c’est bien ce que j’attends des dirigeants du Parti.
Fraternellement.
Par Faucillon Elsa le 11 novembre 2008
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Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons
URL de ce commentaire : http://alternativeforge.net/spip.php?article1835#forum2275Pourquoi donc n’avez-vous pas soumis votre texte au vote des communistes ?
Serait-ce un choix délibéré de faire un coup d’éclat (coup d’état ?) en utilisant vos responsabilités pour orienter le parti et ses militants dans une forfaiture au service de vos égos et de vos ambitions ?
Les militants du PCF en ont plus qu’assez des méthodes de gouvernance que vous nous imposez.
C’est assez de liquider notre parti et d’en faire un parti qui ne reconnaît plus ni son nom ni son identité.
C’est bien cela que vous reprochent les nombreux électeurs que nous avons perdu : les carriérismes, les comprommissions électoralistes, les opportunismes ; tout cet héritage de trente années de reniements des idées que vous aviez plus jeunes.
C’est bien cela qui fait le lit de l’abstention et des poujadismes de droite comme de gauche.
La place qu’occupait autrefois le PCF paraît vacante et les opportunistes gauchistes du NPA en profitent eux pour se faire une santé électorale, trompant les jeunes qui croient avoir affaire à de vrais communistes révolutionnaires.
Alors oui, c’est assez de cette désertion systématique, du manque de volonté, de la casse des cellules et de l’outil PCF.
C’est assez de ces méthodes qui empêchent les communistes de préparer sereinement leur congrès.
C’est assez des méthodes qui consistent à transformer la réalité d’un texte voté pour lui donner un sens qu’il n’a pas, en citant par exemple un extrait du texte et lui accolant un adjectif transformant le sens des mots du texte voté pour guider vers le sens du propos recherché.
Assez.
Si le PCF vous gêne dans vos carrières allez donc voir ailleurs !
Salut fraternel si vous vous reconnaissez encore un peu dans les idées de votre jeunesse. Sinon, bon vent.
le Rouge-gorge
Par le Rouge-gorge le 12 novembre 2008
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Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons
URL de ce commentaire : http://alternativeforge.net/spip.php?article1835#forum2282Décider souverainement ?
L’article de Marie-Claire Boursier appelle de ma part les commentaires suivants :
1) Nul et surement pas moi , ne reproche aux auteurs leur opinion et encore moins de l’exprimer ; en tout cas , le délit d’opinion me semble être la pire de nos anciennes caractéristiques et il n’est pas utile d’y insister. (Je ne veux même pas entendre les propos de ceux et celles qui prennent le délit d’opinion comme BASE de leur réaction)
2) Marie-Claire pense que le texte n’est en rien contradictoire avec la base commune ; c’est évidemment son droit absolu ; ce ne l’est en aucune façon de décider que celles et ceux dont je suis qui ont compris la contribution de Alain Hayot et ses Co-auteurs comme une profonde altération de ladite base commune n’ont rien compris ; Marie-Claire est plus royaliste que le roi ; la contribution en question dit explicitement « la base commune nous engage « A CONDITION QUE » » ; autrement dit , si ladite CONDITION n’est pas satisfaite, la Base commune ne l’est plus (commune) .Bel exemple de démocratie interne en vérité .
3) Sur la méthode employée : Marie-Claire énonce là tranquillement des affirmations qui pour quiconque n’a pas en tête le déroulement des FAITS ramène ladite contribution à un banal évènement de Congrès comme il peut y en avoir d’autres. Or elle sait comme moi que le déroulement des FAITS n’est pas conforme avec ce qu’elle assène . Tordre ainsi la vérité ce n’est pas une méthode pour respecter la souveraineté des communistes .En effet , premièrement : Au CN où la base commune a été adoptée , Alain Hayot est intervenu en FIN de CN pour expliquer quel sens il donnait à « aller au bout de nos choix » ; le résumé de son intervention paru dans l’Huma (supplément Communistes) n’est explicite à ce sujet que pour celles et ceux qui l’ont entendu et éventuellement pour celles et ceux qui sont des familiers de Alain Hayot ) ; on ne peut pas prétendre que c’est une continuation de la réflexion ; le problème c’est qu’en venant en fin de CN cette intervention (qui ne pouvait passer inaperçue )NE POUVAIT ETRE l’OBJET d’aucun DEBAT en CN ; il se trouve que LA PRESIDENTE du CN et d’autres membres du CEN sont signataires de ladite contribution et il est IMPOSSIBLE de prétendre que c’est la cheminement de leur réflexion qui les y a conduits « naturellement » :ils et elles pensaient ainsi depuis longtemps . Il n’est pas dans mon esprit une seconde de le leur reprocher ; mon reproche tient dans le FAIT que cette opinion a été tenue « en réserve » . Elle éclate aujourd’hui alors qu’ils ont, SANS CONDITION, adopté la Base Commune, que le Rapport sur la discussion ayant conduit à ladite BASE COMMUNE ne fait état d’AUCUNE CONDITION pour son adoption par le CN . Le CN découvre ainsi comme moi des données qu’il n’avait AUCUNE raison de supposer . De deux choses l’une : ou le CN n’est pas le lieu préalable où de telles questions DOIVENT être débattues AVANT d’être livrées au débat des communistes (j’ose penser que ce n’est pas la pensée de Marie-Claire) ou c’est le lieu . Je pense que c’est LE LIEU . Là se trouve une partie de ma critique .
De grâce , ne faisons pas comme si cette CONDITION n’était au mieux qu’un « amendement » certes d’une force particulière, mais un amendement . Oui le texte dit « métamorphose » ; je l’ai lu , j’ai moi-même quelques idées(probablement) insipides sur le contenu de ladite « métamorphose » , j’approuve absolument la nécessité de la chose (les dysfonctionnements ci-dessus en seraient une raison suffisante à mes yeux) mais il me parait ridicule de chercher dans un dictionnaire étymologique le sens du mot « Métamorphose » pour savoir quel contenu on donne à la chose : reconnaissons qu’il y a sur ce point des désaccords FONDAMENTAUX et il ne sert à rien de prétendre le contraire ; quant à ranger ceux et celles qui ne veulent pas de CETTE Métamorphose là parmi les immobiles , ou les incapables de penser politiquement , j’ose penser qu’il n’est personne qui franchira ce fossé .
Deuxièmement : Patrice Cohen-Seat a écrit un livre ; il a été invité à de nombreux débats pour développer ses idées ; il a participé à un débat multivoque rapporté dans l’Humanité ; son opinion à l’époque consistait à mettre en cause le mot « communisme » , la chose aussi ;on lui fit (mais pas moi) le procès (qu’à l’époque je trouvais inadmissible) de vouloir « liquider le Parti » ; il s’en expliqua en disant à peu près que si le résultat de son cheminement consistait à semer le plus grand trouble chez celles et ceux qu’il considère comme la force politique cardinale pour les changements nécessaires , ce n’était vraiment pas le but et qu’en conséquence le mot communisme devait demeurer( je traduis là sa pensée de façon sommaire , c’est ce que j’en ai retenu) ; aujourd’hui revoilà la question posée d’une manière propre à semer un trouble encore plus grand qu’auparavant.
Quoi qu’il en soit, on ne peut pas prétendre que c’est là un cheminement de réflexion qui suit sa pente et n’était pas achevé avant le vote de la base commune.
Troisièmement : ne pas voir ou vouloir voir que ladite contribution chamboule de fait tout le CONGRES à un mois de celui-ci tient du tour de force ; qu’imagine t-on ? Que pendant qu’une partie des délégués s’étripera sur le changement de nom , les autres « enrichiront la base commune » sur des virgules, laissant le soin à celles et ceux « qui savent » le soin de décider des grandes choses ???? Comme il ne peut y avoir personne de sérieux pour imaginer ce scénario , cela IMPLIQUE QUE , pour les auteurs, et Marie -Claire aussi , le CONGRES aurait le changement de nom du Parti comme contenu CENTRAL ; ce n’est PAS ce que j’ai voté , ce n’est pas ce que j’ai travaillé à faire voter .Ce n’est PAS un amendement mais une option politique à un mois du Congrès . Le temps des dupes est définitivement révolu .
Quant au contenu proprement dit je renvoie mes lectrices éventuelles à une tribune qui est publiée (avec retard hélas !!!)OLIVIER GEBUHRER
Elle est publiée sous :http://alternativeforge.net/spip.ph...Par Tchapaiev le 12 novembre 2008
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Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons
URL de ce commentaire : http://alternativeforge.net/spip.php?article1835#forum2349Tiens : j’ai un nom pour notre nouveau parti : Le Parti Communiste Français. Ça a de la gueule, non ? Qui vote pour ?
Par denisraffin le 15 novembre 2008
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Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons
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